zardoz's photos
Ephèse, en descendant la voie des Courètes.
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La voie des principales processions en l'honneur de Cybèle/Artémis. Son tracé suit le vallonnement entre les deux collines.
Il y a tellement de monuments mémorables le long de cette voie. Je ne vais pas les énumérer, mais disons qu'Ephèse est de ces villes où les vagues de l'Histoire laissent forcément des traces.
J'aime bien cette photo car elle montre aussi un peu la plaine du Caïstre. En gros : à l'époque grecque, tout ce que vous voyez en vert, c'était de la mer. Ephèse était un port. Mais les alluvions du fleuve en ont fait une cité ensablée.
Ephèse : Vue sur l'agora officielle.
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Il y a deux agoras, ici c'est la plus élevée, celle où on trouvait des temples aux empereurs (enfin bon celui de Domitien a été renommé après que la divinisation lui ait été refusée à sa mort mais bref).
A gauche du second théâtre se trouve le prytanée, en gros le conseil municipal. On y a trouvé enfouies quatre statues de la fameuse Artémis d'Ephèse.
Ephèse : Voie sud de l'agora officielle.
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Il faut ruser et trouver les endroits les moins fréquentés. Et tout de suite c'est magique.
Bibliothèque de Celse.
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Mes photos se mettant par ordre chronologique de prise : voici enfin le monument emblématique d'Ephèse. Entretemps les foules sont arrivées.
L'allée des marbres
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Allée perpendiculaire à la voie des courètes, qui relie cette dernière au théâtre principal.
Ephèse, les maisons en terrasse, 2.
Ephèse, les maisons en terrasse, 1.
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Je ne montrerais que deux photos de ce qui fut une des émotions de la journée.
Tous les touristes ne font pas ce parcours car il demande un supplément, et pourtant c'est un complexe abrité, où travaillent d'ailleurs des ouvriers en restauration archéologique, qui montrent des demeures qui s'étageaient sur les pentes de la colline. Et c'est fascinant : il y a de l'hellénistique (ici), du romain, du romain tardif moche (après le tremblement de terre, le quartier fut abandonné, du byzantin encore plus moche.
Il faut aller à Pompéi pour voir des intérieurs aussi évocateurs.
Décret de Gratien
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Ephèse a connu, comme toutes les cités d'Asie mineure, des tremblements de terre dramatique. Ici, un texte de l'empereur Gratin (IVe s.) qui explique laborieusement des concessions fiscales pour inciter à la reconstruction de la cité.
Du pur style bureaucratique, mais ce qu'il y a de beau, c'est qu'il existe, à côté, une version latine de ce texte. Paul Veyne avait raison de parler d'"empire gréco-romain".
Bibliothèque de Celse, 1.
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Au IIe siècle, Ephèse comptait une bibliothèque fort respectable, financée par le fils du sénateur Celse.
Le bâtiment est très connu. Je préfère montrer une des quatre allégories qui ornent son fronton : il y a la Vertu, le courage, la sagesse... Et Epistémè, "la recherche". Dédicace à mes amis chercheurs.
+ Elle a la tête coupée ? No comment...
Ephèse, 1.
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Le site d'Ephèse n'est pas ce que j'imaginais.
La ville a colonisé un passage étroit entre deux collines, en descendant jusqu'à un port. Elle suit donc la vallée, même si le plan des rues est orthonormé.
Très vite s'impose une idée de densité de population. Il suffit de voir la taille du théâtre.
J'arrive à 9 h, on va vite retrouver cette idée de densité de population dans les cars entiers de touristes qui se déversent. Je ne sais pas ce que chacun retirera de son passage, mais pour ma part, peu de sites peuvent rivaliser avec ce que j'ai vu (Jerash en Jordanie pour la magnificence, Pompéi pour la richesse archéologique).
Impression du matin, 2.
Impression du matin.
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Jour 3, en route vers Ephèse.
Je retrouve la lumière de miel qui est propre à cette région de la Méditerranée.
J'ai pris 500 photos aujourd'hui. IJ'en poste une trentaine, je sais c'est beaucoup mais il faut faire des choix...
D'autres tumuli de rois lydiens.
Sardes lydienne, 2.
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Au premier plan, un mur lydien. Au fonds, les espèces de colonnes qui émergent des oliviers sont des restes d'un complexe thermal ou d'autres ouvrages défensifs.
Sardes lydienne, 1.
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Peu satisfait par la visite du site, je trouve un chemin entre des champs de raisin et d'oliviers qui grimpe jusqu'aux fouilles de la Sardes lydienne d'avant la conquête d'Alexandre.
Je vois des ruines de muraille et je devine celles d'un ancien théâtre (les vomitoires servent désormais de hangars agricoles).
Depuis l'éperon, j'ai une belle vue sur la Sardes romaine (le grand bâtiment est le temple du culte impérial, à gauche sous le hangar c'est la synagogue).
Smyrne, aqueduc.
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Il reste des vestiges à voir en traversant discrètement des champs d'olivier. Je vois des restes de muraille lydienne, un complexe thermal romain et ce canal, que je ne peux m'empêcher d'associer à un aqueduc aérien.
Smyrne, temple d'Athéna 2
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Dans le coin le plus reculé, une église du VIIe siècle qui prit la place du sanctuaire antique.
Smyrne, temple d'Athéna.
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Curieux temple, perpétuellement reconstruit depuis l'époque hellénistique mais jamais terminé.
Je reste marqué par ces bases de colonnes, sans doute censées évoquer des motifs végétaux mais que je ne peux pas m'empêcher d'associer à la mue de serpent que j'ai trouvé en parcourant à toute vitesse le site avant qu'il ne ferme.