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Epopée fantomatique (les Osseux), Rémi Karnauch/Lionel Ganier, mix C. Sylla
Les osseux, les machins, où alliez-vous, la trompe en avant, avec vos cris qui s'éclataient dans une mélopée insoutenable, avec vos cris qui réveillaient un peu les morts, et ils vous souriaient, l'adieu éternel pendant entre leurs os, la fleur plastique dans leurs ventres en lambeaux. Oh! clochards, c'était votre peau qui était en loques! Où alliez-vous avec vos cris terribles?
Vous disiez: «Bonjour madame, je perds mon sang, je perds ma vie, je m'en vais mourir avec tous les copains, m'étaler là, marmonner mon oraison funèbre et puis, cabré vers mon mystère, m'endormir à tout jamais.»
Où alliez-vous vieillards de parchemin? Nous allons chanter, nous tenons nos prothèses par la main, et, le long des chemins, c'était l'agonique troupe. Nous passons. Nous sommes des passants, nous mettrons mille siècles à passer! Où allez-vous? nous demandaient-ils. Nous passons, jeune homme, nous passons; vieil homme, nous passons, nous sommes morts depuis deux jours, nous titubons, la mort est inconfortable quand nos gueulances survivent.
Ces vieillards en troupes serrées, allaient-ils vers un cimetière de nacre? ils offraient leur peau à ceux qui ne pouvaient mourir: les fantômes, ceux qui avaient tant de couteaux breloques sur ce cœur transparent, et leurs yeux qui ne pouvaient pleurer et les larmes qui attendaient une vaine délivrance et disaient: «Travaille mon sang, vide-moi, oh! égorge-moi, mon ami!» Et ils se jetaient du haut d'un avion, du haut d'un balai, et leurs débris hilares sanglotaient: «Je veux mourir!» et les passants souriaient: «Hé tu es dans ton cercueil et ton corps pue à dix mètres», mais eux gémissaient: «Ces vautours ne font que m'embrasser! — Mais tu es tout à fait décomposé mon pauvre monsieur! — Non, c'est mon chapeau qui est mort, mais ma tête souffre… »
(Karnauch)
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Vous disiez: «Bonjour madame, je perds mon sang, je perds ma vie, je m'en vais mourir avec tous les copains, m'étaler là, marmonner mon oraison funèbre et puis, cabré vers mon mystère, m'endormir à tout jamais.»
Où alliez-vous vieillards de parchemin? Nous allons chanter, nous tenons nos prothèses par la main, et, le long des chemins, c'était l'agonique troupe. Nous passons. Nous sommes des passants, nous mettrons mille siècles à passer! Où allez-vous? nous demandaient-ils. Nous passons, jeune homme, nous passons; vieil homme, nous passons, nous sommes morts depuis deux jours, nous titubons, la mort est inconfortable quand nos gueulances survivent.
Ces vieillards en troupes serrées, allaient-ils vers un cimetière de nacre? ils offraient leur peau à ceux qui ne pouvaient mourir: les fantômes, ceux qui avaient tant de couteaux breloques sur ce cœur transparent, et leurs yeux qui ne pouvaient pleurer et les larmes qui attendaient une vaine délivrance et disaient: «Travaille mon sang, vide-moi, oh! égorge-moi, mon ami!» Et ils se jetaient du haut d'un avion, du haut d'un balai, et leurs débris hilares sanglotaient: «Je veux mourir!» et les passants souriaient: «Hé tu es dans ton cercueil et ton corps pue à dix mètres», mais eux gémissaient: «Ces vautours ne font que m'embrasser! — Mais tu es tout à fait décomposé mon pauvre monsieur! — Non, c'est mon chapeau qui est mort, mais ma tête souffre… »
(Karnauch)
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