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Le Pire (Karnauch/Jef Gilson)


LE PIRE

Attends-toi au pire
Quand je reviendrai rire
Dans ton ventre béant
Des espoirs voilures
Je t'en refilerai moi
Des enluminures

Attends-toi au pire
Quand je reviendrai vivre
Juste sous ta toiture
Dans garden-lichette
Où tu bois saline
Quand t'allunes à pleurs
Dans l'usure marées
Du frottement ombré
Des passages ailés
Pour fermer paupières
D'un géant lassé
En glissades soleils
D'une bascule frisson

Tu s'ras plus coulante
Ligotée lichens
A Mamelle Chicots
A City Poiscaille
A l'Iguane Roqué
A Scalpel Sitting
A Chassieux Ridelles

J'aurai d'ta débine
L'accession aux ruines
Bourdon des oreilles
La mouche de tes globes
Le nœud pédoncule
Le murmure des rampes
L'évasion fistule
La bagnole qui s'cale
En fureurs latrines
La terreur prunelle
La rivée ferrures
La bourde en cercueil
Le treuil en casquettes
Le gravier kleenex

Je t'en peaufinerai moi
Des finissures

Attends-toi au pire
Quand je reviendrai t'offrir
Des bousiers raclures
Cavité létales
J'abattrai ton jeu
J'choisirai ta perle
Dans l'partage étal
De ton huis grinçante
Des boucheries pâquerettes
A jumping Session
Où ballochent les rimes
Du saxo dentaire
Où ballottent les chairs
Du vieux cri en terre
Tu s'ras toute songeuse
Tu s'ras en chantier

Attends-toi au pire
Quand je reviendrai libre
A flairer l'enfer
A fleur de ma rage
Dans terreur d'enfant
Balancelle inverse
Le pipi des veines
A l'enseigne du vrac
Ombilic à peine
Sédimentent les râles

La méduse à peine
Persiste en mémoire
La glace se liquide
Au carbone mémoire

C'est fini rideau

Mais tu ris en cloche
Sous ton crâne nacelle
Et j'oublie ma haine
Tes mises en demeure
Dans l'isba des lèvres
Endormie dernière
Quand dortoir s'effleure
Aux lisières pourtour
D'un doigt en jachère
Le sursis d'extase
La rentrée des cris
Dentelant rosaces
L'aversion hâtive
Des attentes linguales
La langue morte latine
Du déclin des roses
L'aréole des rives
Le long des mouillures
S'exhaussent les p'tites filles
Leur plaisir si tendre

Ouais je pardonne tout

Je souffle l'olifan
Et j'ai dans l'ivoire
De l'enfance si lourde
Ma défense de rente
Mon ivresse lointaine
Ma serrure au cœur
Mon monocle horaire
Quand sonnaille mon ombre
A genou d'écaille
L'éléphant décarre

Attends-toi au pire
Je t'aimais sans rire
Dans ton point corail
Quand saignait ta bouche
En raclures de cris
A cureter tes ombres
Exhumer ta chair
C'était quoi c'te vie
La s'maine qui culbute
Tes dimanches qui saignent
Dans ton cul fanal
Où meurt la cédille
En lézard de cycle
En arçons qui bandent
Tu boites en lactance
Je jacte en partance
Aussitôt j'accroche
En bras de chemise
Ta mise occultée
Mon souv'nir d'esquive
J'escrime en suspens
Quand ta mort hésite
Je suis là perché
Mon bec se renfonce
Dans le trou d'éden
Dans l'écho qui sèche
L'embryon du vide
Exhumé liquide
Dans le creux mémoire
Redoublé d'éther
En ton noir passage
Sablier tonnerre

Je t'en offrirai moi
Des enjolivures

Attends-toi au pire
Je te le dis tout net
Je suis ton ennemi
Je t'ai vue dormir
Je te le dis tout net
J'attends ton rencart
Vers minuit vermine
Et fumerolles tes rêves
Sabots d'étincelles
O pouliche des tresses
Feux follets croisements
Irrigueront segments
J'aurai donc ton cœur
Et ce s'ra l'horreur
De ton jus plissure
De ton œil princesse
Quand je l'ai royale
L'abeille des collerettes

Attends-toi au pire
Quand je r'viendrai tout dire

Je t'en raconterai moi
De ces fioritures
Là dans ta droiture
L'honnêteté sera
Celle du carnassier
Et dans ma trempe d'acier
Départ quart de lune
T'effilerai comme plume
Et tu s'ras dans bed
Tremblante comme si t'étais
Et tu s'ras sous terre
Morte… eh quoi peut-être
Et je s'rai à genoux
Riant… eh quoi peut-être
… La bave aux yeux
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