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11 - Je vous parle de qui (Rémi Karnauch/Phil Baron), version remasterisée
Je connaissais un mec
Qui s'appelait Valashnikov
Ou Barsboulba
Je ne me rappelle plus bien
Ce mec…
Il sautait les moutons
Parce que la nuit
Avait un trou de serrure trop petit
Pour y introduire
Son rêve gonflé de ficelles bleues
Son huit obstinément fermé
Sur son insomnie
En haut en bas
Bouclé dans le charroi
Que tiraient au loin…
Je ne sais pas
Des moutons…
Peut-être
Ce mec…
Barashnikovna
Je pense qu’il s’appelait comme ça
Encore que le « a » indiquât
Le genre au féminin, je crois
Ce mec
Barashnikof
Boxait le néant
A vide en moulinant
Obscurci par
Le diadème maudit
A l’intérieur de son crâne
Une bague cérébrale
En peau de mouton
Serrée dans sa tête
Pour empêcher l’extension
De son cerveau
La fourmilière des neurones
Qui aurait tout englobé
Toutes vos vies giclant par ses orbites
Oculaires
Un soleil couchant les ombres
A l’étable de l’impensé
Un chagrin qui aurait remballé…
… Il boxait, je vous disais, dans le vide
Sans jamais atteindre
Le monde étendu
Toujours qui se dérobait
A une enjambée devant lui
Il avait depuis longtemps caressé cette idée
L’idée d’aspirer
Par ses naseaux dilatés
A son gré les animaux
Les bêtes de l’Innommé
Comprenez…
Vous ne les voyez pas
Mais il y en a partout
Dans l’espace
Tramées dans un murmure
Jamais elles ne s’arrêtaient
A l'intérieur de son âme malade
Qui s’étendait
Comme une prairie
Où les arbres broutaient
Le lichen phosphoré
Où se battaient les minuscules
Etincelants
Mais…
Selon l’étincelle
Rien ne bougeait
A part les chenilles
Mangées d’avance par les papillons
Ce mec
S’appelait peut-être
Taras Boulba
… Après tout
Vaguant au fond de l’inacceptable
Vision où il crevait son outre pleine
De démons et de vieilles ratatinées
Sur leurs tabourets
Dont il était la pupille
De recours
La cataracte des visions
La pupille
Orpheline
Fermant les yeux pour les combattre
… Les souvenirs, vous savez bien…
Mais prenant au petit matin son téléphone
Pour appeler quelque maman
Au fond, si loin dans son altitude inversée
Cureté au vif d’une flaque
La tête en bas
Dodelinant son crâne incertain
Collé au plein dans la rainure
Plafonnaire
La bouche tordue dans ce sourire,
Il trouvait souvent sous la mâchoire
D'un de ces types couvrant l'ennui
De leur vêture de peau tremblante
Un point de contact rougissant
Direct du droit puis un petit crochet
Avant de rentrer manger son frichti,
Il mastiquait d’avance
La jointure
Reportant le mensonge
Entre deux vérités
Pour dire le vrai l’aurait fallu rêver
Digérer
Tout ça pour dire
Que l’enveloppe carnée
Où il insérait son double calcaire
Pour faire carrière
Au sablier
Lui faisait lever un doigt léger
C’était le vent qui le déployait
Un doigt puis l'autre parcheminé
Desséché
Il ne pesait pas plus qu’une poupée
Un visage chiffonné sous un chapeau
Des yeux durcis qui ne brillaient
Que sous la pluie ou la poussière
Marchant lentement, ployé par
Les années où il n’avait
Vécu que par instants
Quelques lueurs dans l'indistinct
Le reste du temps
Il dormait, rêvait
Voyant glisser au loin
Son éminence à l’horizon
Sa tête roulée qui rigolait…
du reste
… du reste
Il n’en avait plus guère
C’était la fin
Après avoir morflé un soir sévère
Des coups de latte dans la pénombre
Couché au long et dans la lumière
Du petit matin
Il s’était mis un mouchoir pour ne rien dire
Bavant des fibres
Méditatif et, levant
Cent millions de doigts pour y rejoindre
A la voûte plantée d'étoiles
Le chariot grincé qui dérivait,
Il avait marché le jour la nuit
Il s’était allongé, avait défait
L'emprise douce des murmures
que sautent moutons
Sous le crâne chauve, souriant de sa bouche torve
Pauvre con
Cette fissure s'élargissait au ciel
Dans son veston où se grouillaient
De ces croupes moutonnières
Quand elles s'éloignent…
…quand elles s’éloignent
Pauvre con
Quand elles s’éloignent
Tu bêles en sourdance,
Pauvre con
Pauvre con
Faudrait les suivre
Mais la béance
De ton visage
Te rentre un masque dont tu ne sors
Que le soir et très tard,
Hors de toi, poursuivant
D’autres moutons, puis des chevaux et des fantômes
Visages très pâles dont tu voudrais
Reconstituer le front d'airain, mais ce n'est pas
Dans ces postures que tu sauras
Te voir en face, gelé d'azur fossile battant
Au fond mémoires
Mes moires grand-père, moirées d’acides
Chagrins lointains qui te remontent
Quand tu entends cogner les tempes
Tempo languide
Une petite remise
De peine à vivre
Trois fois rien, quoi…
Un bail d'avance où tu logeras
Dans l’hystérique mémoire tremblée
Un cri un seul
Qui te réveille
Un cri un seul
Qui te relève
Un cri un seul
Qui te révèle
Au milieu des vertes prairies
Où tu dormais
Voyant brouter les arbres
Comptant les moutons, content, enfin...
(Texte: Karnauch; musique: Phil Baron)
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Qui s'appelait Valashnikov
Ou Barsboulba
Je ne me rappelle plus bien
Ce mec…
Il sautait les moutons
Parce que la nuit
Avait un trou de serrure trop petit
Pour y introduire
Son rêve gonflé de ficelles bleues
Son huit obstinément fermé
Sur son insomnie
En haut en bas
Bouclé dans le charroi
Que tiraient au loin…
Je ne sais pas
Des moutons…
Peut-être
Ce mec…
Barashnikovna
Je pense qu’il s’appelait comme ça
Encore que le « a » indiquât
Le genre au féminin, je crois
Ce mec
Barashnikof
Boxait le néant
A vide en moulinant
Obscurci par
Le diadème maudit
A l’intérieur de son crâne
Une bague cérébrale
En peau de mouton
Serrée dans sa tête
Pour empêcher l’extension
De son cerveau
La fourmilière des neurones
Qui aurait tout englobé
Toutes vos vies giclant par ses orbites
Oculaires
Un soleil couchant les ombres
A l’étable de l’impensé
Un chagrin qui aurait remballé…
… Il boxait, je vous disais, dans le vide
Sans jamais atteindre
Le monde étendu
Toujours qui se dérobait
A une enjambée devant lui
Il avait depuis longtemps caressé cette idée
L’idée d’aspirer
Par ses naseaux dilatés
A son gré les animaux
Les bêtes de l’Innommé
Comprenez…
Vous ne les voyez pas
Mais il y en a partout
Dans l’espace
Tramées dans un murmure
Jamais elles ne s’arrêtaient
A l'intérieur de son âme malade
Qui s’étendait
Comme une prairie
Où les arbres broutaient
Le lichen phosphoré
Où se battaient les minuscules
Etincelants
Mais…
Selon l’étincelle
Rien ne bougeait
A part les chenilles
Mangées d’avance par les papillons
Ce mec
S’appelait peut-être
Taras Boulba
… Après tout
Vaguant au fond de l’inacceptable
Vision où il crevait son outre pleine
De démons et de vieilles ratatinées
Sur leurs tabourets
Dont il était la pupille
De recours
La cataracte des visions
La pupille
Orpheline
Fermant les yeux pour les combattre
… Les souvenirs, vous savez bien…
Mais prenant au petit matin son téléphone
Pour appeler quelque maman
Au fond, si loin dans son altitude inversée
Cureté au vif d’une flaque
La tête en bas
Dodelinant son crâne incertain
Collé au plein dans la rainure
Plafonnaire
La bouche tordue dans ce sourire,
Il trouvait souvent sous la mâchoire
D'un de ces types couvrant l'ennui
De leur vêture de peau tremblante
Un point de contact rougissant
Direct du droit puis un petit crochet
Avant de rentrer manger son frichti,
Il mastiquait d’avance
La jointure
Reportant le mensonge
Entre deux vérités
Pour dire le vrai l’aurait fallu rêver
Digérer
Tout ça pour dire
Que l’enveloppe carnée
Où il insérait son double calcaire
Pour faire carrière
Au sablier
Lui faisait lever un doigt léger
C’était le vent qui le déployait
Un doigt puis l'autre parcheminé
Desséché
Il ne pesait pas plus qu’une poupée
Un visage chiffonné sous un chapeau
Des yeux durcis qui ne brillaient
Que sous la pluie ou la poussière
Marchant lentement, ployé par
Les années où il n’avait
Vécu que par instants
Quelques lueurs dans l'indistinct
Le reste du temps
Il dormait, rêvait
Voyant glisser au loin
Son éminence à l’horizon
Sa tête roulée qui rigolait…
du reste
… du reste
Il n’en avait plus guère
C’était la fin
Après avoir morflé un soir sévère
Des coups de latte dans la pénombre
Couché au long et dans la lumière
Du petit matin
Il s’était mis un mouchoir pour ne rien dire
Bavant des fibres
Méditatif et, levant
Cent millions de doigts pour y rejoindre
A la voûte plantée d'étoiles
Le chariot grincé qui dérivait,
Il avait marché le jour la nuit
Il s’était allongé, avait défait
L'emprise douce des murmures
que sautent moutons
Sous le crâne chauve, souriant de sa bouche torve
Pauvre con
Cette fissure s'élargissait au ciel
Dans son veston où se grouillaient
De ces croupes moutonnières
Quand elles s'éloignent…
…quand elles s’éloignent
Pauvre con
Quand elles s’éloignent
Tu bêles en sourdance,
Pauvre con
Pauvre con
Faudrait les suivre
Mais la béance
De ton visage
Te rentre un masque dont tu ne sors
Que le soir et très tard,
Hors de toi, poursuivant
D’autres moutons, puis des chevaux et des fantômes
Visages très pâles dont tu voudrais
Reconstituer le front d'airain, mais ce n'est pas
Dans ces postures que tu sauras
Te voir en face, gelé d'azur fossile battant
Au fond mémoires
Mes moires grand-père, moirées d’acides
Chagrins lointains qui te remontent
Quand tu entends cogner les tempes
Tempo languide
Une petite remise
De peine à vivre
Trois fois rien, quoi…
Un bail d'avance où tu logeras
Dans l’hystérique mémoire tremblée
Un cri un seul
Qui te réveille
Un cri un seul
Qui te relève
Un cri un seul
Qui te révèle
Au milieu des vertes prairies
Où tu dormais
Voyant brouter les arbres
Comptant les moutons, content, enfin...
(Texte: Karnauch; musique: Phil Baron)
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