radio libertaire 28 octobre
Les jeudis littéraires - Aligre FM 93.1
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Fais gaffe à pas crever (Rémi Karnauch)
FAIS GAFFE A PAS CREVER
Fais gaffe à ne pas crever mon pote
Car moi je te le dis
Nous vivons ici
Notre paradis sur la terre
Et le pire est à venir
Crois-moi
L'enfer est à venir
Crois-moi
Ici c'est le meilleur
Qu'on vit
Alors accroche-toi
Mon pote
Crois-moi
Ici, tu l'as peut-être remarqué,
On t'a offert
Une belle structure osseuse
Recouverte de derme,
Truffé d'organes
Bien agencés,
Qui pulsent et distillent
Liquides matières, oxygène
Rien que pour faire survivre ta jolie gueule
D'emprunt...
Que bécote
Tout le poulailler
Que picorent
Toutes les mijaurées
Que mégotent
Dans un décor vermillonné...
Les fumistes de ton quartier
Alors au vif de cet organisme carné
Profite mon pote
Car né au monde
Dans ton carénage blindé
Ensuite
Le carnage
Va te concerner
Ça va mal tourner
L'enfer est à venir, mon pote
Crois-moi
L'enfer est à venir, mon pote
Crois-moi
Tu vas vivre le pire
Moi, je te le dis, mon gars
Le paradis était sur terre
Crois-moi
On t'a permis
En attendant ta piteuse sortie
De pousser droit devant
Des paroles
Des troupeaux
Des armées
Des famines
La gale, la cirrhose, la poésie, la taxidermie, la philatélie, la téléphonie...
C'est un effort soutenu
Mon gars
Par les neurones de ton établi
C'est une récompense hasardeuse
Un bout de paille par ta bouche qui te relie
A l'infini
Auquel tu aspires
Qui ne t'était pas dû
Et que tu vas payer
Très cher
Et qui se paie par l'agonie
Que tu contiens tant que tu peux
Laissant retomber ces fibres remâchées
L'alphabet détimbré
A la fin les lettres sont retombées
Le a, le b, le c, le d
Abaissés, décédés...
T’avais pas remarqué ?
Alors tu t'enchâsses à droite
Puis à gauche
Tu ne peux plus t'encadrer
Tu n'es plus que peau de balle
Celle que tu voudrais éviter
Elle siffle à tes oreilles
Tu vois bien la difficulté
En outre,
Le visage qui te recouvre
De ton vivant te défigure
En outre
Tes lèvres se ravalent
En outre
Ton œil s'ensanglante
Ta peau rougeoit comme une enseigne
Se tord comme un serpent
Ignorant le moyen
De tarir
L'avancée du recul
Où tu demeures exorbité et vain
En promontoire
Dans le rebours de ce plongeoir
Dans l'écho du remontoir
Dans la pelure de ton oignon
Dans la suture qui se déchire
Avant de se disperser
A tous les coins de l'univers...
Tu ne seras que ça, mon pote
Crois-moi
Bientôt
Un esprit et un corps en souffrance éparpillés
Qui ne pourront faire exploser
Leurs enclaves hurlantes
Leurs vésicules suppurentes
A tous les coins de l'univers
Tu es éternel, mon pote
Je t'enfonce à mon tour ce pieux raisonnement dans la poitrine
D'ailleurs, certains, pressentant la réalité de ce destin,
L'ont anticipé
Et se sont torturés
Toute leur vie durant
Pour s'entendre crier au lointain.
Ils ont crié
Pour donner à l'avance des repères
Des indices
Dans l’éparpillement du rien
Des cris pour repérer
Tous les morceaux de leurs êtres
Accrochés à la voûte
Crânienne
D'une tronche immobile
Grimaçant au fond d'un miroir
Cinglés cinglés cinglés
O pauvres cinglés
Expédiés aux reflets d'un soleil explosé
Ils se se sont disséminés et sont les chiens
De leurs propres troupeaux
Creusés de douleur, rougeoyants et bien sonores
Ballon percé qui se remplit d'air
Poumons affolés
Tandis que le trou s'agrandit peu à peu
Là où la mémoire se contient
Puis s'élargit
Aux limites des naissances
Évanescences
Ici, où tout s'entend
Là-bas où personne ne les voit,
Ils préfigurent le pire
Et tentent de rejoindre au loin
Le visage
Qu'ils n'auront plus.
Il y a une autre théorie
Écoute ça
D'autres ont raconté des histoires si merveilleuses
Des survies fusionnant dans un amour éternel
De lumière paradisiaque
De compassion idyllique
Une fluxion d'amour
Expectorée
Dans le ciel bombé.
L'amour éternel, c'est celui
D'une pulsation vorace
Qui t'entraîne et t'éloigne
Te compresse et te dilate
Corollaire cardiaque
D'une fleur carnivore,
Qui te contient et te dévore
Autant de fois que le zéro
Éloigna de l'infini
Ton corps sans objet
Ni destinataire,
Rien rien rien
Un souvenir qui rebondissait
Contre un mur et, sans fin,
Rien rien rien
Qui redessinait le souvenir
Au charbon noir
D'une forêt à ciel ouvert
Alors, pardonne cette description, que tu jugeras peut-être approximative ou...
Menaçante...
Voire démoralisante...
Pardon...
Mais crois-moi sur parole... fais ce que tu peux pour ne pas crever, mon pote
Même si très peu y sont parvenus
D’après ce que je sais
Parce que ça va être pire
Crois-moi
La mort va être pire
Crois-moi
La mort va être pire
Crois-moi
Nous vivons ici au paradis
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Fais gaffe à ne pas crever mon pote
Car moi je te le dis
Nous vivons ici
Notre paradis sur la terre
Et le pire est à venir
Crois-moi
L'enfer est à venir
Crois-moi
Ici c'est le meilleur
Qu'on vit
Alors accroche-toi
Mon pote
Crois-moi
Ici, tu l'as peut-être remarqué,
On t'a offert
Une belle structure osseuse
Recouverte de derme,
Truffé d'organes
Bien agencés,
Qui pulsent et distillent
Liquides matières, oxygène
Rien que pour faire survivre ta jolie gueule
D'emprunt...
Que bécote
Tout le poulailler
Que picorent
Toutes les mijaurées
Que mégotent
Dans un décor vermillonné...
Les fumistes de ton quartier
Alors au vif de cet organisme carné
Profite mon pote
Car né au monde
Dans ton carénage blindé
Ensuite
Le carnage
Va te concerner
Ça va mal tourner
L'enfer est à venir, mon pote
Crois-moi
L'enfer est à venir, mon pote
Crois-moi
Tu vas vivre le pire
Moi, je te le dis, mon gars
Le paradis était sur terre
Crois-moi
On t'a permis
En attendant ta piteuse sortie
De pousser droit devant
Des paroles
Des troupeaux
Des armées
Des famines
La gale, la cirrhose, la poésie, la taxidermie, la philatélie, la téléphonie...
C'est un effort soutenu
Mon gars
Par les neurones de ton établi
C'est une récompense hasardeuse
Un bout de paille par ta bouche qui te relie
A l'infini
Auquel tu aspires
Qui ne t'était pas dû
Et que tu vas payer
Très cher
Et qui se paie par l'agonie
Que tu contiens tant que tu peux
Laissant retomber ces fibres remâchées
L'alphabet détimbré
A la fin les lettres sont retombées
Le a, le b, le c, le d
Abaissés, décédés...
T’avais pas remarqué ?
Alors tu t'enchâsses à droite
Puis à gauche
Tu ne peux plus t'encadrer
Tu n'es plus que peau de balle
Celle que tu voudrais éviter
Elle siffle à tes oreilles
Tu vois bien la difficulté
En outre,
Le visage qui te recouvre
De ton vivant te défigure
En outre
Tes lèvres se ravalent
En outre
Ton œil s'ensanglante
Ta peau rougeoit comme une enseigne
Se tord comme un serpent
Ignorant le moyen
De tarir
L'avancée du recul
Où tu demeures exorbité et vain
En promontoire
Dans le rebours de ce plongeoir
Dans l'écho du remontoir
Dans la pelure de ton oignon
Dans la suture qui se déchire
Avant de se disperser
A tous les coins de l'univers...
Tu ne seras que ça, mon pote
Crois-moi
Bientôt
Un esprit et un corps en souffrance éparpillés
Qui ne pourront faire exploser
Leurs enclaves hurlantes
Leurs vésicules suppurentes
A tous les coins de l'univers
Tu es éternel, mon pote
Je t'enfonce à mon tour ce pieux raisonnement dans la poitrine
D'ailleurs, certains, pressentant la réalité de ce destin,
L'ont anticipé
Et se sont torturés
Toute leur vie durant
Pour s'entendre crier au lointain.
Ils ont crié
Pour donner à l'avance des repères
Des indices
Dans l’éparpillement du rien
Des cris pour repérer
Tous les morceaux de leurs êtres
Accrochés à la voûte
Crânienne
D'une tronche immobile
Grimaçant au fond d'un miroir
Cinglés cinglés cinglés
O pauvres cinglés
Expédiés aux reflets d'un soleil explosé
Ils se se sont disséminés et sont les chiens
De leurs propres troupeaux
Creusés de douleur, rougeoyants et bien sonores
Ballon percé qui se remplit d'air
Poumons affolés
Tandis que le trou s'agrandit peu à peu
Là où la mémoire se contient
Puis s'élargit
Aux limites des naissances
Évanescences
Ici, où tout s'entend
Là-bas où personne ne les voit,
Ils préfigurent le pire
Et tentent de rejoindre au loin
Le visage
Qu'ils n'auront plus.
Il y a une autre théorie
Écoute ça
D'autres ont raconté des histoires si merveilleuses
Des survies fusionnant dans un amour éternel
De lumière paradisiaque
De compassion idyllique
Une fluxion d'amour
Expectorée
Dans le ciel bombé.
L'amour éternel, c'est celui
D'une pulsation vorace
Qui t'entraîne et t'éloigne
Te compresse et te dilate
Corollaire cardiaque
D'une fleur carnivore,
Qui te contient et te dévore
Autant de fois que le zéro
Éloigna de l'infini
Ton corps sans objet
Ni destinataire,
Rien rien rien
Un souvenir qui rebondissait
Contre un mur et, sans fin,
Rien rien rien
Qui redessinait le souvenir
Au charbon noir
D'une forêt à ciel ouvert
Alors, pardonne cette description, que tu jugeras peut-être approximative ou...
Menaçante...
Voire démoralisante...
Pardon...
Mais crois-moi sur parole... fais ce que tu peux pour ne pas crever, mon pote
Même si très peu y sont parvenus
D’après ce que je sais
Parce que ça va être pire
Crois-moi
La mort va être pire
Crois-moi
La mort va être pire
Crois-moi
Nous vivons ici au paradis
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