Aux fenêtres de l’aube se meurt le crépuscule,

Laissant derrière elles, l’angoisse si diffuse

Qui trouble mes nuits de tristesse ridicule.

C’est là que je ressasse mes mélodies en vers.

Elles illuminent mes heures aux noires profondeurs

D’une infinie douceur de leurs éclats tremblants.

Comme les notes d’un piano faisant fi des présages,

Elles se métamorphosent en inventant des images.

Au songe alourdi par la chape de nuit

J’essaie de me mouvoir et court vers l’éclaircie.

Tout mon être a l’espoir de le voir revenir

Même si c’est un désert que j’ai pour avenir.

Si dans ces soirs glacés où j’ai lâché sa main

Pour mieux guider mes pas vers cet autre demain,

Si cet amour incertain n’était qu’un seul murmure,

Il ne me resterait rien pas même une éraflure…



Valéri@ne