Un calendrier, voilà bien un objet banal que l'on trouve partout : dans la cuisine, les wc ou au bureau. Un objet banal peut-être mais si nécessaire et attachant pour ceux qui savent vraiment le regarder.
Et il y en a de toutes sortes.
Ceux du facteur, de l'éboueur, des pompiers, du représentant et, bien sûr, celui de l'Avent.
Des calendriers pour nous rappeler, nous marteler les jours, les mois et semestres qui se présentent à nous.
Ces calendriers sur lesquels on vient, souvent, pour se repérer dans le temps et noter, bien sûr, nos rendez-vous, les petits comme les grands.
Ces calendriers qui sont, parfois, perçus comme des témoins involontaires de nos vies et nos peines.
Oui, ils sont là à nos côtés. Ils nous observent, nous regardent bouger et essayer de remplir nos journées, du moins essayer, pour surtout leur donner une certaine contenance.
Un mois débute et déjà la fin du mois s'approche à grand pas ... Mois après mois, les jours s'écoulent si vite sans que l'on puisse maitriser le temps qui passe.
Heureusement pour nous, le calendrier a ses repères, ses petites habitudes qui marquent le long de l'année comme pour nous sortir de notre train-train quotidien.
Je vous parle bien sûr de ces mois jalonnés par des fêtes religieuses et civiles, par des ponts, des congés et autres RTT, par les vacances scolaires mais aussi et surtout, c'est vrai, par les anniversaires ...
Le mois avançant à grand train, on se surprend à devoir, encore, reprendre son calendrier mural (ou de bureau) pour tourner la page affichée afin de laisser, déjà, la place au mois suivant ... Oui, tourner cette page de calendrier sans trop essayer de la retenir ni de tenter de revenir en arrière.
Tourner la page de son calendrier et accepter d'avancer et de donner une chance au futur. A un futur pour moi, à de beaux jours pour nous tous et de nouveaux bonheurs pour demain à noter d'une pierre blanche, bien sûr, sur nos calendriers.
Une sorte de mélancolie qui me laisse triste et amer comme s'il fallait accepter de tourner la page, mettre de côté cette mémoire et lâcher prise à nos derniers souvenirs, à ce passé proche mais déjà révolu.
De ces calendriers muraux, moi, j'en ai vu défiler. Des très beaux aux usagers et, c'est bête, hein, mais il y a toujours cette pointe de nostalgie qui vient apparaître, à chaque fois, au fond de mes yeux.
Dans quelques jours, quelques semaines tout au plus, on viendra sonner à votre porte pour vous proposer de nouveaux calendriers ça c'est sûr ... Alors, laissez leur place qu'ils méritent (ou pas) en les accueillant, tous ou presque, à bras ouverts … Merci pour eux.
Novembre 2012
Câlinou has replied to M@rie ♥ ♥c'est vrai mais quand on l'utilise peu
il devient si symbolique de ce temps
que l'on ne maitrise plus et qui nous
échappe. Bisous
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