Et voici notre petite routine qui reprend : dehors montage du chapiteau, pendant que nous reprenons l'école. Je réalise que nous devrions bientôt recevoir la seconde partie des cahiers d'Augustin, j'essaie donc vite de joindre le CNED pour savoir s'il est possible de les recevoir ici et non à Monthodon. Après je ne sais combien de temps d'attente avec une musique d'ascenseur à l'autre bout du fil, j'arrive à parler à quelqu'un... qui me renvoie sur une adresse mail... Heureusement j'aurai plus de chance de ce côté-là : on me répond dans la journée, en me disant qu'il n'y a aucun problème. Ouf ! Mais à peine le temps de respirer, voici un problème de taille à résoudre : impossible de remettre la main sur la pochette dans laquelle j'avais rangé tous les CD du CNED de Léon et Augustin : ce dernier ne sait pas où elle est... "Peut-être à Monthodon..."
Il faut savoir que ces CD nous servent en anglais, en musique, en français... Tout ceci est donc bloqué pour les deux grands, sachant que nous devons envoyer la semaine prochaine une série d'évaluations d'Augustin, et que pour celle d'anglais il nous faut le CD. Restons zen... Hélène appellera sa femme de ménage ce soir car elle doit aller chez eux demain : avec une description assez vague ("euh c'est une pochette avec des motos dessus, bleue, peut-être bien") et une indication d'emplacement pas beaucoup plus précise ("elle devrait être dans le bureau... enfin... on pense..."), je lui souhaite bon courage !
A midi nous déjeunons pour la première fois sous la houlette de Fred, qui a la lourde tâche de nous nourrir pendant toute cette période. Comme Carole a insisté sur la salade à tous les repas, il en a fait quatre saladiers ! On ne peut pas dire qu'on manque ! Il s'en tire d'ailleurs haut la main, avec un délicieux poulet basquaise... dont nous pourrons récupérer une partie pour le dîner car il en reste pas mal. Pas facile de prévoir à manger pour vingt personnes !
L'après-midi nous allons donc à la bibliothèque avec le Master (quand je vous dis que je progresse!). Petit moment de stress au départ puis en arrivant là-bas : comme une banquette avait été enlevée dedans pour transporter je ne sais quoi, nous sommes partis plus tard que prévu car il a fallu attendre que Bernard et Didier la remettent en place, et nous arrivons donc pile à l'heure de sortie des classes... Parking bien blindé, ce qui me fait tempêter contre une voiture qui s'étale sur deux places. Moi j'ai le droit (parce que je conduis un 36 tonnes ! XD ), mais pas les voitures, zut ! Ouf, j'arrive à m'installer sur la dernière place disponible ! En ressortir en marche arrière sera en revanche beaucoup plus compliqué, mais je finirai par m'en sortir ! La bibliothèque est vraiment petite par rapport à l'immense médiathèque du Mans, mais ma foi nous trouvons quand même notre bonheur.
Voici à présent quelques petites photos pour vous présenter le bel écrin qui nous accueille. Observez bien ce paysage :

Mais que voit-on, à moitié caché derrière les collines ?...

Eh oui, c'est le chapiteau Morallès ! Avouez quand même qu'il y a plus pourri, comme emplacement ! On ne croirait pas que la ville est si proche.

Ce soir le nouveau régisseur lumière paye son coup pour fêter son arrivée parmi nous. J'en profite pour vous raconter une petite histoire. Vous savez déjà que le régisseur son, Maurice, s'appelle en réalité Laurent, mais qu'il avait été rebaptisé ainsi par une autre compagnie qui comptait déjà un Laurent. Eh bien nous avons rencontré le même type de situation avec Jean : il y avait déjà un autre Jean (qui fait du fil), et forcément dès que quelqu'un appelle "Jean!" les deux répondent. Il a donc été décidé de trouver un autre nom à "Jean-lumière" : il s'appellera désormais "Yann" (Jean en breton, comme Gino vient de me l'expliquer). J'avoue que je trouve ça un peu bizarre de débaptiser quelqu'un, j'espère qu'il le prendra bien... (en même temps, contrairement à Maurice qui n'a pas eu voix au chapitre, Jean a pu choisir son nouveau prénom!)
Pour cet apéro en tout cas nous serons tous très sages et rentrerons chacun chez soi après un petit verre : je crois que tout le monde est bien crevé... Et nous ne sommes que lundi !...

En bonus, voici une petite anecdote rigolote datant de cet après-midi, alors que nous faisions de l'anglais avec Gabrielle, Firmin et Hubert :
Hubert : Comment on dit "baise" en anglais ?
La maîtresse (les yeux s'arrondissent, la mâchoire se crispe, vérification que le mot est bien compris avant de se fâcher) : "Baise" ?! Mais pourquoi tu me demandes ça enfin Hubert ?!
Hubert : Bin parce qu'on a appris les couleurs mais tu ne nous as pas dit comment c'est, le beize de la peau.
La maîtresse (les épaules se relâchent, surtout ne pas éclater de rire pour ne pas laisser voir ce qu'elle avait compris) : Aaaah ! Le beiGe ! Euh... Je ne sais même pas, d'ailleurs !
Comme quoi le petit cheveu sur la langue peut parfois faire de drôles de blagues ! XD