Voici venu le jour du départ de Lons-Le-Saunier, direction Auxerre ! Je suis prête un peu avant l'heure mais Didier, plus rapide que son ombre, a déjà rangé mes tuyaux... Je ne culpabilise plus pour ça : je sais que même avec tous les efforts du monde, je ne serai jamais autant en avance que lui, rien ne sert d'essayer de rentrer dans la course ! Du coup je me sens un peu désoeuvrée, je n'ai plus rien à faire... Je vais donc voir Carole pour lui proposer mes services, et je roule quelques tuyaux là-bas... sauf que ces tuyaux-là sentent un peu le caca de pigeon ! Hem hem... Je me dis qu'il serait peut-être bon que j'investisse dans une paire de gants ! (et entre le froid, le mouillé et le poussiéreux, ce n'est pas la première fois que je me fais ce genre de réflexion) Je le dis en riant à Carole : ni une ni deux, cinq minutes plus tard elle revient avec une paire de gants pour moi. Cooool ! Merci Carole ! ;) Après les bottes, me voici parée pour me reconvertir en tant que Nicolas le Jardinier !

Nous partons et commençons à discuter avec Sylvie, des manifs, de la société actuelle, de nos espoirs et de nos déceptions... Bref, nous refaisons le monde et sommes heureuses de trouver l'une chez l'autre un écho à nos pensées... et là, c'est le drame ! Dans un rond-point, alors que nous parlons et que je suis tournée vers elle... j'aperçois le camion de Bernard (qui était juste devant nous), mais que nous ne suivons plus, puisque nous sommes allées tout droit alors que lui a pris la sortie de rond-point suivante, en direction de l'autoroute ! J'ai juste le temps de dire à Sylvie "Euuuh... C'est pas le camion de Bernard, là-bas?!" Alerte rouge : Sylvie prévient les autres dans la CB. "Je me suis trompée de sortie au rond-point, surtout les autres NE ME SUIVEZ PAS, nous on va se débrouiller pour faire demi-tour !" Heureusement personne ne nous suivra dans notre erreur, c'est déjà ça ! Nous nous faisons bien fâcher par Bernard ("Non mais c'est pas possiiiible, ça ! On regarde les panneaux, MERDE !"), et nous nous demandons à quel moment nous trouverons un endroit pour faire demi-tour avec ce gros convoi... Heureusement, il y a un endroit favorable deux ou trois kilomètres plus loin, même si le demi-tour se fera à l'arrache, en montant un peu sur un terre-plein... J'espère que tout était bien accroché dans leur caravane !
Ce qui est fou c'est que nous avons le sentiment d'être revenues au rond-point de l'autoroute très vite, et nous étions en deuxième position dans le convoi, mais il nous faudra un bon quart d'heure pour les rattraper sur l'autoroute, malgré le fait qu'ils nous attendent. Bernard râle parce qu'ils ne roulent pas vite à cause de nous... Plom plom plom... Qui a dit que nous étions trop bavardes ?!
Le reste du voyage se passe sans incident. Quelques images en vrac : des paysages, de belles demeures, des pauses café... La route comme je l'aime. :)

L'arrivée sur la place, à Auxerre, nous enchante un peu moins : après avoir passé la grille, on nous mène au bout du bout du parking, planqués derrière des grands bâtiments, sur un sol de sable/graviers qui va bien saloper l'intérieur des caravanes ! Ah la la je deviens difficile, hein, vous avez remarqué, aussi ?!

Ce midi plusieurs convois sont partis une demi-heure avant nous : Didier, Anaïs et Mamie, car ils sont plus lents. Du coup quand nous arrivons ils ont déjà tout tracé... et ils ne veulent pas nous croire quand nous leur assurons que nous sommes bien partis à l'heure ! C'est juste que nous avons fait une bonne pause café sur la route, contrairement à eux. Mais en même temps c'est agréable, aussi, de s'arrêter un peu !

Cette fois on sent que l'automne est bien là : quand j'ai terminé de tout installer dans mon camion je me dis qu'il fait un peu froid et regarde le thermomètre : en effet, il fait 10°C ! Heureusement avec un bon coup de chauffage soufflant le camion revient vite à une température plus agréable !

Pour finir, petite photo des lumières du campement dans le soir. Il y avait dans le ciel des centaines et des centaines de corneilles, ou bêbêtes du genre, malheureusement sur la photo on devine à peine la nuée. Mais je peux vous dire que nous, on les voyait (et on les entendait, surtout!) très très bien !