Dernier jour d'école, c'est maintenant qu'il faut tout boucler ! Le matin des classes viennent voir les artistes qui s'entraînent, les enfants me demandent donc d'aller dans le chapiteau à la récréation car ils aiment bien montrer aux autres enfants ce qu'ils savent faire. Nous discutons deux minutes avec les instits accompagnateurs : il s'agit de l'école de Concremiers, qui compte trois classes pour tout l'élémentaire. Une classe de maternelle, une classe de CP-CE1, et une classe de CE2-CM1-CM2. Ils nous invitent l'après-midi à aller les voir dans leur école. J'avais prévu de terminer avec un atelier d'arts plastiques sur Mondrian, mais ma foi je me dis que ça peut être sympa aussi d'aller voir un peu ce qui se passe ailleurs, et puis les instits ont l'air très motivés ! Je demande aux enfants ce qu'ils en pensent car je ne veux pas qu'ils le vivent comme une "exhibition obligatoire" (je sais que Didier et Carole, étant petits, l'ont beaucoup fait et qu'à un moment ils en ont eu marre), mais au contraire ils ont l'air enchantés !
L'après-midi, donc, après avoir terminé le travail prévu, nous voici en route pour l'école de Concremiers, qui se situe à une petite dizaine de minutes à pied. Augustin et Hubert iront dans les classes des grands, et j'accompagne Léon, Gabrielle et Firmin chez les maternelles. La classe de maternelle est super : spacieuse, et très riche en jeux !

Ils ont un élevage d'escargots, et un autre de papillons. Les enfants se présentent puis les copains leur montrent des jeux de la classe. Léon, Gabrielle et Firmin choisissent un jeu de construction : Léon y restera un certain temps, ça lui plaît beaucoup !

La maîtresse leur propose ensuite de faire des dessins sur un mug, pour la fête des pères.

Je pars voir où en sont Augustin et Hubert : je les retrouve dans la cour car c'est la récréation, je sens qu'Hubert est un peu perdu parmi ces grands qui jouent au foot et lui propose donc de l'emmener en maternelle lui aussi. Il accepte !

Augustin retourne dans les classes des grands après la récréation, je l'accompagne et les élèves nous posent des questions sur le cirque. C'est très drôle car, plus tard, Augustin me confiera qu'il a trouvé certaines questions assez absurdes. A un moment, notamment, un enfant demande "Mais le matériel de cirque, vous avez le droit de le prendre quand vous voulez?". J'expliquerai à Augustin que forcément, dans une école le matériel collectif est à partager entre beaucoup de monde, par conséquent on laisse moins de liberté aux enfants. Il le sait bien puisqu'il connaît l'école "normale", mais je crois que le côté parfois un peu "mouton" des grands groupes le perturbe un peu. Et pourtant, quelle que soit la manière d'enseigner, on ne peut pas avec une classe de vingt-cinq avoir la même tolérance qu'à cinq ! (ceci dit nos gouvernants préférés sont en train de nous pondre un projet grâce auquel nous pourrons entasser jusqu'à 27 élèves par classe en ZEP, et jusqu'à 32 dans les écoles "ordinaires"... Ouais, moi aussi je veux participer aux enchères ! Allez, je relance de dix, moi je dis à 42 si on est un bon enseignant c'est LARGEMENT faisable !) XD

Cette école en tout cas me plaît beaucoup : on sent qu'il y a une grande autonomie et que les individualités sont respectées, chez les maternelles par exemple il y a un tout petit dortoir pour les plus jeunes, avec des "vrais" lits, ils se lèvent au fur et à mesure, chacun à son rythme, dans le calme... Quand je me souviens des grands dortoirs pour vingt ou vingt-cinq que j'ai pu voir dans des grandes écoles, je me dis que, en dehors des multiples niveaux pas forcément évidents à gérer, c'est quand même un chouette cadre pour apprendre !

Nous passons ensuite dans la classe des CP-CE1, où Augustin fait une démonstration de jonglage devant les yeux ébahis des enfants. En ce qui me concerne : joker ! Ma démonstration de jonglage n'est pas pour demain !

Nous rejoignons enfin les autres en maternelle : Augustin décorera son mug puis nous sortirons tous pour aller libérer les deux derniers papillons de leur élevage. C'est Léon qui aura cette responsabilité, et il devra même aller chercher délicatement avec la main un papillon récalcitrant !

Nous repartons de l'école avec plein de cadeaux : des bonbons, les mugs, des dessins, et des frisbees donnés par la classe des grands. Nous avons été vraiment très gâtés ! Merci encore les copains !

Le soir après l'école je monte pour la première fois à l'étage du décor de scène, là où se passe tout ce qui est musique et chant. C'est rigolo de voir la scène et le chapiteau d'en haut, je n'avais jamais trop osé le faire de peur de déranger, mais j'ai réalisé qu'il était temps de le faire, avant que le spectacle et le décor ne changent ! Et puis je me dis aussi qu'il serait temps d'abandonner cette timidité idiote, nous commençons à nous connaître, quand même ! Ensuite je prépare le camion pour accueillir des copains : comme il pleut il va falloir se débrouiller pour rentrer à huit dans le camion ! Eh bien... mission accomplie ! Un peu tassés, mais ça rentre autour de la table ! Ils vont voir le spectacle, dont le temps d'accueil sera exceptionnellement long : pour ça je suis très admirative des artistes ! En fait le temps d'accueil du public est assez variable : ça peut aller assez vite si la plupart des gens ont acheté leur place en prévente et arrivent en avance, mais ça peut aussi durer beaucoup plus longtemps (comme ce soir!) quand il y a beaucoup de monde qui arrive presque à l'heure pile, sans billet ! Pendant ce temps-là, les artistes doivent faire durer le temps d'accueil plus longtemps que d'habitude, sans que ça se voit, et je dois dire qu'ils s'en sortent très bien ! Je suis stressée pour eux car je commence à connaître ce moment-là et à voir quand les entrées traînent trop, mais honnêtement je crois que le public ne s'en aperçoit pas du tout. Après le spectacle nous restons assez longtemps sous le chapiteau car c'est le dernier "apéro" de la tournée. En repartant je suis très fière d'éteindre moi-même les lumières du chapiteau (Didier m'a montré comment faire ce matin). Bon à vrai dire ce n'est qu'une partie des lumières qui s'éteint à la régie. Pour la seconde partie, qui s'éteint des coulisses, c'est Bernard qui s'en charge. Bah, il me restera des choses à apprendre l'année prochaine, comme ça ! ;-)

Petit bonus spécialement pour vous : une petite photo rigolote prise par Bruno. Il faut bien observer pour comprendre pourquoi elle s'appelle comme ça !