Dernière journée à Monthodon. Tous les stagiaires sont repartis ce week-end, c'est drôlement calme ! Et plus de "caravane-toilettes" dans le jardin (ils avaient fait un branchement d'eau sur une caravane aménagée en toilettes publiques pour un festival, ce qui nous donnait le luxe d'avoir de "vraies toilettes"!). Le matin, pendant que Gabrielle joue avec Hubert et Firmin, j'imprime des photos pour leur cahier de vie. C'est là que je surprends cette savoureuse conversation, que je ne peux résister à retranscrire. Il faut savoir que la table basse sur laquelle travaillent Firmin et Hubert est dans la petite pièce attenante à la pièce principale du camion, ce qui peut leur donner l'impression d'être seuls au monde même si je suis à trois mètres et que la porte reste ouverte !
- Arrête de manger tes crottes de nez, c'est dégoûtant ! En plus dedans il y a du goudron et les mauvaises choses qui sont dans l'air, ça peut rendre malade.
- Mais moi j'aime bien les crottes de nez.
- Par contre les crottes d'oreilles, une fois j'ai essayé de goûter et c'est pas bon du tout.
- Et les crottes des yeux ?
- Ah ça, je sais pas, les crottes d'yeux...
Autant vous dire que je riais sous cape, en essayant de ne pas me faire remarquer... ;-)
Pour profiter du beau temps, en fin d'après-midi je sors la petite table et nous restons dans les monstres.
Les enfants ramassent des "chenilles" du saule pleureur, puis dessinent leur monstre sur une feuille.
Je pose de la colle liquide sur leur tracé (enfin à vrai dire, j'essaie d'abord de les laisser faire, mais la consistance de la colle est trop pâteuse et je comprends vite qu'on n'y arrivera pas!), puis ils collent leurs "chenilles" dessus.
Admirez plutôt le résultat :
Ce soir, ça sent le départ ! Tout le monde arrive au compte-goutte, je vais chercher Bruno à la gare et suis toute contente de le retrouver. Demain l'heure de départ est fixée à 9h30 (donc accrochage des convois à 9 heures), ce qui est plutôt tardif par rapport à d'habitude. Presque une grasse matinée ! Il faut dire que nous ne partons pas très loin : nous allons à la Vicomté sur Rance, près de Dinan, ce qui fait environ 300 kilomètres de route.
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