Aujourd’hui nous allons à Nantes. Nous prenons mon ami le Master, c’est Bruno qui conduit, bien entendu (je sais, je sais : je suis une grosse dégonflée). Il y a une chose qui nous marque immédiatement à Nantes : c’est LA ville des ronds-points. Incroyable… Je n’en ai jamais vu autant au mètre carré. Pour arriver jusqu’à notre destination, on s’en tape une trentaine, au bas mot. Et là où ils sont particulièrement forts, c’est dans la série « ronds-points collés » : vous avez deux ronds-points juste l’un après l’autre, à dix mètres d’écart ! Vous pensez que j’exagère, n’est-ce pas ? Alors jetez donc un œil à la photo aérienne suivante (vous pouvez cliquer dessus pour l'agrandir) :
Sachant, donc, que ces dix ronds-points sont répartis sur une parcelle qui fait à peu près 700 mètres de long sur 400 de large…
J’avais prévu une visite au musée Jules Verne puisque mon cher et tendre adore ses histoires. Pas de bol… Le musée est exceptionnellement fermé pour cause d’installation d’une expo qui commence dans quatre jours…
C’est ballot, ça avait l’air bien… Très prometteur, de l’extérieur ! La prochaine fois peut-être… En repartant du musée nous apercevons au loin une énorme grue grise :
Nous apprendrons par la suite qu’il y a à Nantes deux de ces « grues Titan » , une grise et une jaune. Situées sur l’île de Nantes (entourée par deux bras de la Loire), elles sont aujourd’hui désaffectées mais ont été conservées par la ville en témoignage du passé industriel du centre de Nantes. C’est justement sur l’île de Nantes que nous nous rendons finalement pour notre plan B (le plan A du musée Jules Verne ayant lamentablement capoté , je vous le rappelle).
En cherchant sur internet, j’avais vu qu’il y avait là-bas un chantier assez intéressant : Les Machines de l’Ile. Cette équipe de constructeurs a installé ses ateliers sous les nefs des anciens chantiers navals, au cœur de l’île de Nantes.
Les deux concepteurs, François Delarozière et Pierre Orefice, travaillent depuis une quinzaine d’années autour de la machinerie et de l’objet en mouvement. Pour ceux qui connaissent, ils ont apparemment travaillé un moment avec la compagnie « Royal de luxe », qui organise des défilés avec des personnages géants.
Les nefs, de grandes halles de fer, de béton et d’acier, ont été construites au début du 20ème siècle. Elles abritaient les ateliers de grosse chaudronnerie des Chantiers de la Loire, jusqu’à leur fermeture en 1987. Elles abritent désormais la Galerie des Machines, peuplées d’étranges bestioles dont voici un aperçu :
Au cours de la visite, les machinistes nous présentent les différentes machines et nous racontent leur histoire et leur fonctionnement. Ils installent ensuite des passagers choisis dans le public aux commandes des machines, et ces derniers les animent à l’aide de pédales, manivelles etc. Nous verrons entre autres :
Ces différentes machines sont, pour certaines, destinées à intégrer d’ici quelques années le Manège des Mondes marins. Ce carrousel géant (25 mètres de haut et 20 mètres de diamètre !), dont la livraison est prévue pour le printemps 2011, sera implanté sur les bords de la Loire. Il comportera 27 éléments mobiles en lien avec la mer, sur trois niveaux : fonds marins, abysses, bateaux. Le public pourra monter à bord des différentes machines et les mettre en mouvement. Pour le moment, je ne vais pouvoir vous montrer que la maquette. Il faudra y retourner dans deux ans pour le voir en taille réelle !
L’une des grandes attractions des Machines de l’Ile est Le Grand Élephant. Sur la photo suivante on ne voit pas grand-chose, malheureusement c’est tout ce que j’ai car il est remisé dans le grand atelier pour cause de maintenance ! Décidément, ce n’est pas notre jour !
On ne se rend pas compte sur la photo, mais la bêbête est colossale : 12 mètres de haut et 8 de large, il peut prendre à son bord jusqu’à 49 passagers. Il est très proche, conceptuellement, de ce que peuvent faire les Royal de Luxe puisqu’il est conçu pour avancer (vitesse moyenne : entre 1 et 4 km/h).
Pour finir, nos deux fous furieux ont encore un joli projet dans la tête : l’Arbre aux Hérons, dont voici la maquette (qui mesure déjà 5 mètres de diamètre sur 4 mètres de haut !)
Cette architecture monumentale s’étendra au cœur de la ville, sur 45 mètres de diamètre et 28 mètres de haut ! Elle sera surmontée de deux hérons, sur les ailes desquels les visiteurs devraient pouvoir effectuer un vol circulaire au-dessus de la structure.
Ils pourront également se promener de branche en branche, dans des jardins suspendus… Une branche prototype a été construite sur le parvis situé devant les nefs, afin de valider la solidité de la construction et de valider les principes de sa végétalisation. Ils ont en effet dû réfléchir à un fonctionnement qui garantisse le plus d’autonomie possible, en particulier au niveau des ressources en eau, avec un système d’irrigation utilisant l’eau de pluie et fonctionnant par capillarité.
(au passage : vous pouvez apercevoir au loin, sous la branche, la grue titan jaune dont je parlais tout à l'heure)
A la fin de la visite, nous pouvons donc emprunter cette branche prototype et imaginer le résultat final, quand l’Arbre aux Hérons sera entier : pharaonique ! Malheureusement je ne me souviens plus en quelle année ils ont prévu de le terminer. Il faudra que nous revenions dans quelques années pour le voir, ainsi que le Manège des Fonds marins… et le musée Jules Verne, tiens, tant qu’on y est !
Je l’avoue, je n’ai pas pris de photos correctes de cette branche car j’avais légèrement le vertige ! Bin quoi, pour de vrai c’était haut… Regardez comme je suis petite et loin, malgré le zoom…
Avant de repartir, nous craquons et passons par la boutique (wha les touriiiistes !), où mon cher et tendre m’achète un joli badge en souvenir. Nous avons très faim mais il est plus de 18 heures : il est temps de rentrer car il y a le spectacle, ce soir ! Bruno y assistera pendant que je m’occupe de Firmin. Bilan : environ 300 photos. Du boulot en perspective !
Pour ceux qui souhaiteraient en savoir un peu plus sur Les Machines de l’Ile ou voir d’autres photos, je vous mets le lien vers leur site : http://www.lesmachines-nantes.fr/index.html
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