Je suis réveillée par Bernard qui s'excite et râle, juste à côté du camion. "Ouais ben y'en a qui bossent!" dit-il à je ne sais qui. Dehors ils commencent à démonter le chapiteau. C'est impressionnant à regarder. Lorsque je sors le chapiteau a déjà été "déshabillé" en grande partie.
Hubert est tombé à vélo dans un petit trou dégagé par un piquet d'attache enlevé. Il pleure et ne s'arrête pas, je le prends avec moi dans le camion. Il s'amuse avec de la pâte à modeler pendant que j'écris. Je l'entends se raconter ses histoires à voix basse, dans son monde. Il est juste là et ne demande rien. C'est un moment calme et doux, perdu dans le tumulte de ceux qui s'activent dehors.
Car le démontage continue : on décroche les côtés, puis on les rabat.
Il faut ensuite plier et rouler la bâche comme une cigarette géante, pour la placer dans la remorque.
Quatre personnes tournent enfin des manivelles aux quatre coins, les cables descendent, et le chapiteau vient se ranger tout seul, doucement, dans sa remorque.
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