Brodé d’ombres et de lumières,

Sous mes paupières closes, solitaire,

Le fil de mes pensées tisse la trame

De mes jours, de mes nuits en dentelles.



Du velours sur mon âme

Où je puise mon essentiel,

Des perles d’infini glissent sur ma joue

En soupirs sous la lune floue.



Je déroule mes mots aux doux chants

Des sources qui dérivent en cris sourds

Sur les pierres délavées aux sillons du temps

Que traverse l’écho qui court.



Je me fonds dans l’ombre que je crains

Sous son noir manteau de chagrins.

Je m’aperçois que mes mots ont des ailes

Et que c’est eux qui font naître l’irréel,



Les cauchemars qui se nouent, embrouillés

Sur les rimes de mes songes envoutés.

Ils s’agitent en brumes funambules,

Brodés d’ombres et de lumières qui me brûlent…

Valéri@ne