C’est un vieux banc tout vermoulu

Couvert de lichens verdâtres et moussus.

Pourtant, elle vient s’y asseoir, tristement

Sans prendre garde à l’affront du temps

Qui pourrissait son bois en l’écaillant.

Elle se souvenait de la chaleur, l’étouffant,

De cette journée printanière et des rires d’enfants.

Elle rêvassait, là, sur son banc.

Elle avait tout son temps…

Défilaient devant ses yeux

Comme sur un écran,

Tristes et heureux,

De sa vie tous les moments.

L’horloge des heures s’égrenaient inexorablement.

Doucement, la nuit tombe sur la terre

Mettant autour d’elle un grand mystère.

Les fleurs exhalent leur parfum.

Sur le vieux banc, elle est si bien…

(c)Valériane