Cette main ne m’inspire que du chagrin

D’espérance vers des lendemains.

Derrière les barreaux, main levée,

Poing fermé, recroquevillé,

Un appel vers la liberté.

Esclave des hommes, torturé

Il n’en finit plus de mourir,

Son seul et dernier désir.

La solitude de l’attente vers la lumière

Du ciel, du soleil, des rivières,

Un appel, une prière…

Des heures, des jours, des semaines

Ont usé ses espoirs en peines lointaines.

Le chant pathétique s’élève parmi les chaînes

Vibrant dans l’air en puissantes harmonies

Etreignant les cœurs en désespoirs infinis.

Bagnards, galériens, esclaves de douleurs vaines,

Martyrs brisés d’amour et de haine

L’attente éternelle fut si inhumaine…

Ne pas oublier et ne jamais aliéner la dignité

D’hommes mis au banc de la société…

(c)Valériane