Voici enfin le week-end, et je crois que tout le monde l'accueille avec gratitude car la première semaine dans un lieu de résidence est plus fatigante que les autres, nous l'avions déjà senti au Mans. Après une bonne grasse matinée je prends le temps de bien me réveiller avant d'ouvrir le rideau du camion (signe de "c'est bon je suis open") car je sais que Gabrielle va vite arriver, et je ne me trompe pas. Eh oui, souvenez-vous un peu de la poupée... elle n'est pas terminée !

En effet elle est toute nue car nous n'avons pas fini ses vêtements : il faut maintenant les coudre au point arrière (j'en apprends des choses!), ce que je fais moi-même car c'est un peu difficile pour Gabrielle. Pendant ce temps elle ajoute quelques perles au collier et termine le sac à main. Elle s'occupe également des ourlets (point avant, cette fois) car elle a déjà appris ça avec Carole.

Nous habillons enfin la poupée, lui mettons son sac, ses bijoux (collier et boucles d'oreille)... Et voilà ! Après une longue gestation de deux mois, nous avons la joie de vous présenter la petite Fatou ! (prénom choisi par Gabrielle parmi une liste de prénoms sénégalais).

A midi j'aurai une drôle de surprise en voulant faire une vinaigrette : l'huile d'olive, qui est posée dans une caisse à même le sol, s'est solidifiée ! Mais pas juste troublée, avec des paillettes blanches dedans comme ça arrive parfois quand ça prend le froid : là, j'ai beau retourner la bouteille, rien ne coule ! Ce qui me permettra de découvrir que l'huile de tournesol se solidifie à une température plus basse que l'huile d'olive, car celle-ci est utilisable !

Après manger un charter s'organise pour Emmaüs : je pars avec Carole, Gino, Bastian et Mamie Monique, mais nous retrouverons là-bas Bernard, Sylvie, Hélène et ses fils ! J'en reviendrai avec une belle boîte en métal pour ranger les boutons (oui, c'est un des grands jeux de Firmin et Hubert, quand ils ont du temps libre : patouiller la grosse réserve de boutons, qui était conservée jusque là dans une boîte à chaussures commençant à montrer de sérieux signes de faiblesse!).

Ainsi qu'un peu de lecture : à quarante centimes le livre je ne me suis pas ruinée ! En rentrant Mamie nous offre un bon goûter pour nous réchauffer (dehors ça caille sévère) : brioche et chocolat chaud... que demande le peuple ?!
Le soir je bosse un peu puis nous allons boire un verre avec Jean, dans le bar-resto "Les copains d'abord" (où nous étions déjà allés la semaine dernière)... à vélo ! Les lumières de nos vélos ne fonctionnent pas, ce qui me stresse un peu (et ça, ça fait bien rire Jean!)(mais bon c'est facile de se moquer quand on fait du vélo acrobatique)(le truc de malade où y'a même pas de freins dessus ! Vous imaginez un peu ?!). Mais ma foi nous arrivons à bon port, et rentrons idem ! Petite anecdote assez drôle sur cette soirée musicale : il faut déjà savoir que nous avons retrouvé là-bas Didier, Augustin et Léon, qui y étaient allés plus tôt, pour le dîner. Et à un moment le chanteur (répertoire : Brassens, Brel, Lapointe, Gainsbourg, Nougaro, Montand...) a un trou de mémoire, sur une chanson de Brassens. Il dit "Euh... j'ai perdu le début du couplet, personne ne peut m'aider?"... et voilà notre Léon, qui connaît je ne sais combien de chansons de ce répertoire-là et chantait toutes les chansons depuis le début, qui lui chante le début du couplet et le remet sur les rails... Très drôle ! Comme quoi, comme le dit la morale de la fable, "on a toujours besoin d'un plus petit que soi" !