C'était l'été. Les journées passaient,
égales, délicieusement égales.
C'était l'été. C'étaient les fortes chaleurs.
Les autres étaient à la piscine municipale.
Ils se mesuraient, chaque après midi,
dans un des ces exercices qui l'ennuyaient.
Il était resté seul, comme chaque jour,
après le déjeuner, après la bataille,
les fous rires, après le bruit des couverts,
après rien.
C'étaient les vacances. Il faisait chaud,
tout était simple.
Il savait des fraîcheurs plus grandes
que l'eau de la piscine.
Celle de la cuisine, qu'on n'ouvrait que le soir.
Celle du vin de la cave, qu'il buvait
à pleines dents, comme on croque à un fruit.
Il tenait la bouteille entre ses cuisses,
ses doigts se serraient, un à un,
autour de la poignée.
Il tirait sur ce bouchon aussi fort qu'il pouvait,
comme si sa vie, à cet instant en dépendait.
Il tirait sur ce bouchon
aussi fort que sur sa vie.
C'était avec l'amour, sa fatigue préférée.
C'était l'unique exercice
auquel il consentait.
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Je sens presque la moiteur de cet été fragile...
Comme une envie de fraicheur...
…je l'ai lu(e) dans certaines de tes images.
…à tes amours.
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