Mystérieuse, secrète, tu m'évites
Comment saurais-tu que mon cœur palpite
Puisque tu m'as mis en pénitence :
Ton regard ne m'offre qu'indifférence.

S'est-elle envolée la belle étincelle ?
L'âge mur affleure, midi ensorcelle,
S'enfuit la lumière en d'autres pupilles :
Je ne suis plus rien, un être en guenilles.

Je sais, tu vas te lever et partir
Sans atermoiement et sans repentir
Puisque tu n'as plus rien à me donner
Au fond, tu peux très bien m'abandonner.

Et lorsque tu refermeras la porte
Si ma douleur devenait trop forte
Je fermerai mes yeux pour ne pas pleurer
Je supplierai mon cœur de s'arrêter.

Alors je serai l'air qui ose ton parfum :
L'invisible n'est jamais importun.
Le soir fraîchissant je te couvrirai :
En esprit, je viendrai te réchauffer.

A l'ourlet de tes lèvres abîmées
De veilles et calices de volupté,
Je baiserai ton âme et tes blessures
J'écrirai le passé et ton futur.

Pierre WATTEBLED- 14 janvier 2013.

Remerciement à Pierre W.