HelenaPF en pause's photos

20 Mar 2023

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Pour ciseler nos étreintes Sur l’écorce des soirs charnels

Rachmaninoff "Prélude, Op. 3: II. Lento in C-Sharp Minor" by Lukas Geniusas piano youtu.be/hLS8gxQRS_8 Quand tu t’attardes à la fenêtre Je prends ton cœur entre mes mains Dans la mélancolie des peut-être Je t’invente de nouveaux câlins. J’oublie les ans givrant ma vie Pour allumer au mât des cieux Le feu d’impudiques incendies Eponger la brume de mes yeux. Dans l’esquisse de cette danse Je t’invite à dormir sur mes seins Te noyer dans la mer immense De tes désirs jusqu’en mes reins. Si, très loin, dans notre devenir Germe déjà un autre présent A la voûte étoilée des soupirs Notre plaisir envahit nos sens. Dans la pâleur de nos empreintes Naîtront brûlantes étincelles Pour ciseler de nos étreintes L’écorce des aubes charnelles. L’aurore chassera la nuit Dans les plis de nuées velours, Nos souvenirs trop vite enfuis Deviendront doux rêves d’amour.

11 Mar 2023

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Des hauteurs de Puy Lévêque, un single du Lot en 1995

BARBARA 1959 : Chapeau Bas youtu.be/5cPIFHBuU5k Est-ce la main de Dieu, Est-ce la main de Diable Qui a tissé le ciel De ce beau matin-là , Lui plantant dans le cœur Un morceau de soleil Qui se brise sur l'eau En mille éclats vermeils ? Est-ce la main de Dieu, Est-ce la main du Diable Qui a mis sur la mer Cet étrange voilier Qui, pareil au serpent, Semble se déplier, Noir et blanc, sur l'eau bleue Que le vent fait danser ? Est-ce Dieu, est-ce Diable Ou les deux à la fois Qui, un jour, s'unissant, Ont fait ce matin-là ? Est-ce l'un, est-ce l'autre ? Vraiment, je ne sais pas Mais, pour tant de beauté, Merci, et chapeau bas. Est-ce la main de Dieu, Est-ce la main de Diable Qui a mis cette rose Au jardin que voilà ? Pour quel ardent amour, Pour quelle noble dame La rose de velours Au jardin que voilà ? Et ces prunes éclatées, Et tous ces lilas blancs, Et ces groseilles rouges, Et ces rires d'enfants, Et Christine si belle Sous ses jupons blancs, Avec, au beau milieu, L'éclat de ses vingt ans ? Est-ce Dieu, est-ce Diable Ou les deux à la fois Qui, un jour, s'unissant, Ont fait ce printemps-là ? Est-ce l'un, est-ce l'autre ? je ne sais pas Mais pour tant de beauté, Merci, et chapeau bas ! Le voilier qui s'enfuit, La rose que voilà Et ces fleurs et ces fruits Et nos larmes de joie... Qui a pu nous offrir Toutes ces beautés-là ? Cueillons-les sans rien dire. Va, c'est pour toi et moi ! Est-ce la main de Dieu Et celle du Malin Qui, un jour, s'unissant, Ont croisé nos chemins ? Est-ce l'un, est-ce l'autre ? Vraiment, je ne sais pas Mais pour cet amour-là Merci, et chapeau bas!... Mais pour toi et pour moi Merci, et chapeau bas

08 Mar 2023

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On the street of dreams.....

Il lago di Como de Giselle Galos (by Rogerio Tutti) youtu.be/23TE1FbIClM ''Twelve blue Roses and words like gems, jewels, that shone with its luxury but you did not hear to you they were but paste. So we said goodbye, as my heart cried and you became another faded memory residing on the street of dreams.'' P,Williams

04 Mar 2023

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Mon grand-père maternel

Si ton âme est là-haut cher Papy, qu'elle sache à quel point tu me touches! Et que cette photo certes vieillie, je la caresse depuis que je l'ai vue pour la première fois.... Je t'aime toujours autant et j'espère te voir m'attendre quand mon âme viendra te rejoindre. Brassens ''Grand-père" youtu.be/Rana365kkBM photo scannée et retouchée digitalement "Grand-père suivait en chantant La route qui mène à 100 ans La mort lui fit, au coin d'un bois L'coup du père François L'avait donné de son vivant Tant de bonheur à ses enfants Qu'on fit, pour lui en savoir gré Tout pour l'enterrer Et l'on courut à toutes jambes Quérir une bière, mais Comme on était légers d'argent Le marchand nous reçut à bras fermés Chez l'épicier, pas d'argent, pas d'épices Chez la belle Suzon, pas d'argent, pas de cuisse Les morts de basse condition C'est pas de ma juridiction Or, j'avais hérité d'grand-père Une paire de bottes pointues S'il y a des coups d'pied quelque part qui s'perdent Celui-là toucha son but C'est depuis ce temps-là que le bon apôtre C'est depuis ce temps-là que le bon apôtre Ah, c'est pas joli Ah, c'est pas poli A une fesse qui dit merde à l'autre Bon papa Ne t'en fais pas Nous en viendrons À bout de tous ces empêcheurs d'enterrer en rond Le mieux à faire et le plus court Pour qu'l'enterrement suivît son cours Fut de borner nos prétentions À une bière d'occasion Contre un pot de miel on acquit Les quatre planches d'un mort qui Rêvait d'offrir quelques douceurs À une âme sœur Et l'on courut à toutes jambes Quérir un corbillard, mais Comme on était légers d'argent Le marchand nous reçut à bras fermés Chez l'épicier, pas d'argent, pas d'épices Chez la belle Suzon, pas d'argent, pas de cuisse Les morts de basse condition C'est pas de ma juridiction. Ma botte partit, mais je m'refuse De dire vers quel endroit Ça rendrait les dames confuses Et je n'en ai pas le droit C'est depuis ce temps-là que le bon apôtre C'est depuis ce temps-là que le bon apôtre Ah, c'est pas joli Ah, c'est pas poli A une fesse qui dit merde à l'autre Bon papa Ne t'en fais pas Nous en viendrons À bout de tous ces empêcheurs d'enterrer en rond Le mieux à faire et le plus court Pour qu'l'enterrement suivît son cours Fut de porter sur notre dos L'funèbre fardeau S'il eût pu revivre un instant Grand-père aurait été content D'aller à sa dernière demeure Comme un empereur Et l'on courut à toutes jambes Quérir un goupillon, mais Comme on était légers d'argent Le marchand nous reçut à bras fermés Chez l'épicier, pas d'argent, pas d'épices Chez la belle Suzon, pas d'argent, pas de cuisse Les morts de basse condition C'est pas de ma bénédiction Avant même que le vicaire Ait pu lâcher un cri J'lui bottai l'cul au nom du Père Du Fils et du Saint-Esprit C'est depuis ce temps-là que le bon apôtre C'est depuis ce temps-là que le bon apôtre Ah, c'est pas joli Ah, c'est pas poli A une fesse qui dit merde à l'autre Bon papa Ne t'en fais pas Nous en viendrons A bout de tous ces empêcheurs d'enterrer en rond À bout de tous ces empêcheurs d'enterrer en rond"

You'll never know How slow The moments go Till I'm near to you.

youtu.be/qaYLWSo4fYM The very thought of you And I forget to do The little ordinary things that everyone ought to do. I'm living in a kind of daydream I'm happy as a king, And foolish though it may seem, To me that's everything. The mere idea of you, The longing here for you, You'll never know How slow The moments go Till I'm near to you. I see your face in every flower, Your eyes in stars above. It's just the thought of you, The very thought of you, My love. The mere idea of you, The longing here for you , You'll never know How slow The moments go Till I'm near to you. I see your face in every flower, Your eyes in stars above. It's just the thought of you, The very thought of you My love.

21 Feb 2023

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Des larmes font du feu dans les orbites creuses...

Christoph Eschenbach - Mahler - Symphony No.1 [3/5] youtu.be/U5A5tFyXQio "Je vieillis sans avoir rien appris sinon les maux de l’homme et les couteaux dans le dos, les sécheresses, les famines, les guerres, les gerçures à l’âme, les brûlures du pétrole sur les mains agricoles, les simagrées du fric à chaque devanture. À défaut d’autre chose, je crache des syllabes, des mots, une phrase entière cherchant encore un sens. J’éructe des voyelles, des mots de gorge, d’abattis, de frayères, des mots qui ruent dans les brancards, des mots qui raient dans les ravages, des mots qui paissent dans les pacages, des mots qui pissent une encre folle, des mots obscurs comme les pépins de pomme, des mots blancs comme l’amande, des mots sismiques comme la terre amoureuse du feu, des mots cosmiques comme les astres lointains, des mots qui vont toucher jusqu’aux lèvres des morts..." Jean-Marc La Frénière

Le Lot à Cahors

Isabelle Aubret - Ma France youtu.be/Um4YFTWD-68 De plaines en forêts de vallons en collines Du printemps qui va naître à tes mortes saisons De ce que j'ai vécu à ce que j'imagine Je n'en finirai pas d'écrire ta chanson Ma France Au grand soleil d'été qui courbe la Provence Des genêts de Bretagne aux bruyères d'Ardèche Quelque chose dans l'air a cette transparence Et ce goût du bonheur qui rend ma lèvre sèche Ma France Cet air de liberté au-delà des frontières Aux peuples étrangers qui donnaient le vertige Et dont vous usurpez aujourd'hui le prestige Elle répond toujours du nom de Robespierre Ma France Celle du vieil Hugo tonnant de son exil Des enfants de cinq ans travaillant dans les mines Celle qui construisit de ses mains vos usines Celle dont monsieur Thiers a dit qu'on la fusille Ma France Picasso tient le monde au bout de sa palette Des lèvres d'Éluard s'envolent des colombes Ils n'en finissent pas tes artistes prophètes De dire qu'il est temps que le malheur succombe Ma France Leurs voix se multiplient à n'en plus faire qu'une Celle qui paie toujours vos crimes vos erreurs En remplissant l'histoire et ses fosses communes Que je chante à jamais celle des travailleurs Ma France Celle qui ne possède en or que ses nuits blanches Pour la lutte obstinée de ce temps quotidien Du journal que l'on vend le matin d'un dimanche A l'affiche qu'on colle au mur du lendemain Ma France Qu'elle monte des mines, descende des collines Celle qui chante en moi, la belle, la rebelle Elle tient l'avenir, serré dans ses mains fines Celle de trente-six à soixante-huit chandelles Ma France
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10 Feb 2023

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Et maintenant que sont tombés les hauts feuillages Qui tenaient le jardin sous leur ombre abrité...

TOUS MES SOUHAITS DE BON ANNIVERSAIRE MA CHERE CHERE PAM AND HUGE HUGE HUGGGSSS Khatia Buniatishvili - Schubert: Impromptu No. 3 in G-Flat Major, Op. 90, D. 899 youtu.be/LUp2u9wI1fY "Et maintenant que sont tombés les hauts feuillages Qui tenaient le jardin sous leur ombre abrité, On voit, à travers le branchage à nu, monter Là-bas, vers l'horizon, les toits des vieux villages. Tant que l'été darda sa joie, aucun de nous Ne les a vus groupés non loin de notre porte Mais aujourd'hui que fleurs et que feuilles sont mortes Nous y songeons souvent avec des pensers doux. D'autres gens vivent là, entre des murs de pierre, Derrière un seuil usé que protège un auvent, N'ayant pour seuls amis que la pluie et le vent Et la lampe dont luit l'amicale lumière, Dans l'ombre, au soir tombant, quand s'éveille le feu Et que se tait l'horloge où le temps se balance, Autant que nous, sans doute, ils aiment le silence Pour se sentir penser au travers de leurs yeux. Rien ne trouble ni pour eux ni pour nous ces heures De profonde et tranquille et tendre intimité Où l'on bénit l'instant qui fut d'avoir été Et dont celle qui vient est toujours la meilleure. Dites, comme eux aussi serrent l'ancien bonheur Fait de peine et de joie entre leurs mains qui tremblent Ils connaissent leurs corps qui ont vieilli ensemble Et leurs regards usés par les mêmes douleurs. Les roses de leur vie, ils les aiment fanées Avec leur gloire morte et leur dernier parfum Et le lourd souvenir de leur éclat défunt Se fripant, feuille à feuille, au jardin des années. Contre le noir hiver ainsi que des reclus Ils se tiennent blottis dans leur ferveur humaine Et rien ne les abat et rien ne les amène A se plaindre des jours qu'ils ne possèdent plus. Oh ! les tranquilles gens au fond des vieux villages ! Dites, les sentons-nous voisins de notre coeur ! Et combien, dans leurs yeux, retrouvons-nous nos pleurs Et notre force et notre ardeur dans leur courage ! Ils sont là, sous leur toit, assis autour des feux Ou s'attardant parfois au bord de leur fenêtre, Et, par ce soir de vent ample et flottant, peut-être Ont-ils pensé de nous ce que nous pensons d'eux." Emile Verhaeren

I saw a rainbow sparkle in your eyes I bet my money on a life in paradise Became a member of a union they called wonderland

Sur fond noir please Fragile - Jesse Cook, Sophie Milman www.youtube.com/watch?v=9qTYsrhntnc Blood would flow. Flesh and steel are one. Drying in the color of the evening sun. Tomorrows rain will wash the stains away. Something in our minds will always stay. On and on The rain will fall Like tears from a star Like tears from a star On and on The rain will say How fragile we are How fragile we are Perhaps this final light was meant To clench a lifetimes arguement. But nothing comes from violence And nothing ever could. All those born beneath an angry star Lest we forget how fragile we are. On and on The rain will fall Like tears from a star Like tears from a star On and on The rain will say How fragile we are How fragile we are
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