On me dit quelquefois : «Pourquoi es-tu poète ? »

Quelle impudeur te pousse à dévoiler ton âme

De ton jardin secret, dire à tous les exégètes

Ce que sont tes émois quand un public t’acclame ?


C’est la lumière du cœur que mes écrits diffusent,

Il n’est de questions que des réponses ne refusent.

Je suis ce que je suis. C’est là ma destinée !

Je ne cherche ni gloire, ni belle renommée !


Veuillez pardonner cet aveu impudique

Qu’un parterre de rimes chante à l’infini

Pour libérer mes mots au souffle romantique

Que j’accorde, en silence, aux heures de ma vie.


Mes vers se veulent complaintes, mes rires des sanglots.

Le bonheur est une feinte quand il se fait suppôt

D’un infernal abîme où meurt tout langage

Façonné de nos lèvres par de cruels outrages…

©Valériane