La pluie d’octobre joue avec l’automne.

Elle colore les feuilles mourantes, monotone,

De grisaille et d’or de sa palette d’ocre.

La complainte du vent siffle dans les branches



D’un platane dépouillé et presque nu, ce dimanche.

Il fait un temps de poésie qui invite aux langueurs

Et pose du vague à l’âme sur le cœur.

Elles m’emplissent de joie ces larmes du ciel



Au doux tintement et à la saveur de miel.

J’aime le bruissement des feuilles mortes

Sous mes pas et l’odeur mouillée qu’elles apportent.

Violemment, la bourrasque les emporte.



Silencieusement, elles tapissent la terre de leur parure

Et leur chute en cadence salue Dame nature

De toutes leurs nuances qui rougissent, flamboyantes

En mille et une vagues tourbillonnantes…

Valéri@ne