Je m’éveillais d’un songe inachevé
Où je volais très-haut dans le ciel étoilé,
Fuyant les sabliers du temps naguère.
Ces havres du désert sont errances,
Le puits de ma mémoire, un gouffre de souffrances.
Libre j’étais. Je ne voulais ni chaînes ni barrières.
J’étais dans l’invisible, impénétrable hiver.
Douceurs et nacres, tamisées de lumières,
Je flottais dans d’autres sphères.
Plus de peines, d’angoisses, de gênes particulières,
Qu’une plénitude, ineffable extase
Dans l’azur d’un augure qui s’embrase.
J’ouvrais les yeux sur notre pauvre réalité.
Que j’étais bien dans les nues, libérée…
(c)Valériane
Sign-in to write a comment.