C'est drôle, hein, mais je me rend compte comme le bruit quotidien qui nous entoure peut-être rassurant et réconfortant. Il me donne l'impression que je fais parti d'un tout, d'un mouvement. On se sent alors comme bercé par cette danse, la danse faites de ces sonorités familières qui nous entourent et qui se répètent, alors, tout le long de la journée.
Pourtant, c'est dans ces conditions agitées que, paradoxalement, on se sent, nous, comme au "calme" et apaisé. Oui, la majorité des gens vivent des moments de coups de feu, des matins pressés, des rues bouchonnées, des bus bondés, des ciels gris et pluvieux … mais peu importe pourvu que ces longues journées soient remplies et occupées.
C'est vrai, ces journées pleines ont au moins l’intérêt et la satisfaction de nous "aider" à faire le vide et de ne pas trop penser à soi.
Pourtant, en ce jour du premier mai où le silence s'impose à nous, quand nos esprits sont de nouveau vagabonds, on se rend compte du vide que l'on a laissé derrière soi, des vieux amis que l'on a oublié, des projets que l'on a abandonné, de son futur que l'on a du sacrifié ou de ses parents que l'on a un peu négligé.
Au moins, cette journée, si elle peut servir à quelque chose, c'est bien à ça. A nous aider à faire le tri dans nos priorités avant de reprendre le quotidien de la vie.
Je sais bien que tout est question de choix à un moment donné. Son propre choix de décider ou non d'aller dans un sens ou un autre. Profiter d'une autre opportunité de travail ou de vie à deux. Prendre ce train plutôt que le suivant ou alors rester sur ce quai à attendre et choisir une meilleure occasion qui ne viendra peut-être pas, en regrettant ce non-choix, cette exigence que l'on veut s'imposer, cette absence de volonté de croire en soi et en à sa bonne étoile …
Dans notre société individualiste, on nous a, en fait, surtout appris à profiter, à abuser même de notre libre-arbitre et pourtant, on voudrait parfois que ces choix, que ces conseils nous soient soufflés et surtout pas imposé. Moi, je crois surtout qu'il faut accepter les choix que l'on a déjà fait. Oui. Vivre son quotidien et exister enfin.
Le soleil, lui, vient d'entrer par la fenêtre. Il est venu vers moi pour me faire un signe d'arrêter de penser et de sortir dehors profiter du beau temps présent. Il a raison. Il a tellement raison le coquin et je me lève pour le rejoindre ...
Mais tu as raison il faut profiter de ce soleil qui nous invite à sortir et contempler la nature si belle en ce moment. Gros bisous
Elisabeth (moi,élo) has replied to M@rie ♥ ♥Un très beau texte comme toujours calinoux...tu as cet art....de nous faire vivre au présent...et dans l'instant...à travers tes textes. merci...de ce partage ;-) bisou élo
Câlinou has replied to M@rie ♥ ♥La vie ne nous donne pas souvent l'occasion
de laisser court à nos pensées.
Certains font ça toute leur vie.
Ils philosophent ils poetisent ils phosphorent pour
pouvoir un jour rayonner eux aussi mais nous
on n'a pas besoin de ça ... encore que
C'est drôle, le 1er mai est un jour
de repos pour tous tout est arrêté
nos pensées vagabondent et ma foi
c'est bien fatigeant
Câlinou has replied to Elisabeth (moi,élo)ma petite Elo.
Pour certains personnes (anciens,
célibataires, parents de famille nombreuse)
heureusement
qu'il n'y a pas beaucoup de 1er mai de jours fériés
et de dimanche de repos car ces jours là c'est
souvent le commencement de longues journées
fatigeantes où il faut alors trouver à occuper
son ennuie, sa déprime, ses inquiétudes ou ses enfants
Vivement demain alors et bisou à toi Elo
merci pour ces instants de plaisir♫*****************tes pensées sont pures♫
Câlinou has replied to Valeriane ♫ ♫ ♫¨* clubPour ma part je ne sais si je gagnerais à être connu.
J'aime aider mes amis mes proches et ma mère dont je suis le tuteur
Je sais que j'ai voulu dans une autre vie cotoyer les sommets et être parmi
les grosses têtes mais je ne savais pas que comme souvent alors j'étais
alors plongé dans un panier de crabes
J'ai mis de côtés mes ambitions posé un voile sur mon orgueil.
L'écriture ? c'était pour moi d'abord le seul outil que je pouvais utiliser afin
pour formuler mon mal-être et essayer de me relever. Je parlais de moi
des je beaucoup de on et de personnages que j'inventais mais qui en parti
me ressemblaient. Je voulais juste sortir de cette cage que j'avais contruite
autour de moi afin d'essayer progressivement de m'envoler.
Ma sensibilité que j'ai longtemps caché ou volontairement ignoré a trouvé
dans l'écriture des aires de jeu pour se développer au contact de mes lecteurs.
Des lecteurs ça ça a été nouveau pour moi. ça oui. S'intéresser à moi.
Comme beaucoup de gens autour de moi, je ne sais rien de l'écriture à part il y a
des années déjà les auteurs classiques pagnol ionesco beaudelaire rimbaud.
Ecrire un livre, j'ai déjà entendu ces mots prononcés par les personnes que
j'ai pu cotoyé mais comme pour beaucoup de choses on y pense puis on
passe à autre chose faute de volonté ou d'opportunité je ne sais pas.
Bisous
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