Les beaux jours arrivent et, pour beaucoup, c'est alors souvent l'occasion de redécouvrir les joies de la nature. C'est aussi l'opportunité d'aller voir certains de nos voisins qui, eux, ne quittent que très rarement leurs maisons et leurs appartements.

Ces petits vieux que l'on appelle aujourd'hui les anciens. Moi, j'en connais beaucoup dans mon quartier et j'ai toujours, c'est vrai, le même plaisir à aller les voir et discuter un peu autour d'un café et de petits gâteaux.

C'est alors souvent en toute modestie que je viens profiter de la sagesse et du vécu de ces mémoires vivantes et de ces parchemins ambulants. Assis là à côté d'eux, je me sens au calme, comme apaisé oubliant mes soucies qui, pour une fois, peuvent attendre.

Nos petits vieux, ceux sont nos boites à outils, nos juke-box, nos livres de recettes et des puits de tendresse qu'il faut savoir redécouvrir, aimer et respecter. Leurs rides, elles sont ainsi comme autant de fierté, de médailles et de devoirs accomplis.

Nos petits vieux sont là, près de nous, assis souvent derrière leurs fenêtres. Ils nous regardent courir et, pourtant, ils guettent notre regard et notre demande. Oui, nous avons tant besoin d'eux et de leurs approbations. Nous avons tant de questions et ils ont souvent les réponses. Et malgré leurs âges, Ils ont toujours un coup de main certain et une maitrise de soi alors que, nous, nous ne savons souvent plus comment gérer le stress de notre quotidien.

Nos petits vieux savent aussi que la vie n'est plus, pour eux, l'occasion de préliminaires ou de préambules. Ils savent qu'il faut d'abord vivre pour montrer l'exemple à donner et que le temps perdu est perdu : il ne reviendra jamais.

Prenons exemple sur eux, sur nos petits vieux et tout ce qu'ils peuvent nous apporter et peut-être qu'alors, demain, la vie aura pour nous une autre couleur et une nouvelle saveur.

Gros bisous à eux

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