Dimanche je commence à ranger un peu la caravane car nous repartons demain et je dois en enlever toutes mes affaires pour la rendre vide à Carole et Gino. Autant dire que j'ai un peu de boulot ! J'en profite d'ailleurs pour immortaliser les assiettes, qui m'avaient marquée et dont le chimpanzé m'a tenu compagnie plus d'une fois ! (je l'avoue, je l'avoue, c'était mon préféré) XD

Dès la fin de la matinée il fait une chaleur insupportable, écrasante... Bien entendu impossible de faire faire une sieste à Marius, Hélène finit par abandonner et lui donner un petit bain à la place : je crois qu'à ce moment-là tout le monde aimerait avoir un an et se poser cul nul dans une bassine d'eau fraîche !

Je plains les artistes pendant le spectacle, qui heureusement n'avait pas lieu en plein après-midi, mais je peux vous assurer qu'il faisait quand même TRES chaud à 19 heures ! J'en verrai quelques uns sortir deux minutes, pendant le spectacle, histoire de respirer un peu. J'avoue que je serai aussi assez étonnée par l'affluence : bon, d'une façon générale le chapiteau est toujours plutôt très bien rempli, mais là ça aura été archi-complet les trois jours, et aujourd'hui par exemple je suis passée à côté des caisses vers 15h30 (elles ouvraient à 14h) et c'était déjà complet ! Je verrai même trois personnes devant le chapiteau, faire le pied de grue pendant une bonne demi-heure et alpaguer tous les gens qui arrivent en leur demandant s'ils n'ont pas des places en trop... C'est la première fois que je vois ça ! :-o
Après le spectacle pas mal de monde squatte la terrasse de Didier et Hélène, dont Johanna, qui est revenue :

Et également Jean, ce qui permettra à Didier de faire une série de portraits très intéressante ! Comme pour Marius, je vous en mets un échantillon, que vous voyiez l'éventail de ses talents ! XD

Nous allons ensuite voir le spectacle de nos voisins de gauche : la compagnie Max et Maurice, dont voici le chapiteau :

Je suis assez impressionnée par leur spectacle, dont le niveau technique est quand même super balèze... Les décors sont très beaux, en gros c'est une quincaillerie (la quincaillerie Lamoureux, titre du spectacle), dans laquelle on trouve tout un tas de produits et accessoires qui permettent de trouver ou retrouver l'amour... Le propriétaire des lieux est le fil rouge du spectacle, le voici (précédé d'un dessin de Luisa le représentant) :

Je rigole bien car je suis entourée de deux trapézistes (Sylvie et Sarah, une amie à eux) et on sent qu'elles sont particulièrement à l'affût et enthousiastes pendant les deux numéros de trapèze ! Voici quelques photos du premier (trapèze fixe à deux), pour le second malheureusement il vous faudra aller voir le spectacle car c'était du trapèze ballant et en plus c'était très sombre... (note, au passage : une fois encore merci Didier pour les photos !)

Il y avait aussi un très joli numéro de fil, dont je discuterai avec Jean après le spectacle car la fille a une espèce d'éventail qui me pose question : je me demande si c'est pour avoir plus d'équilibre. Jean me répond que oui, ça aide beaucoup, les filles en ont souvent. Je lui demande donc pourquoi juste les filles. Réponse : Biiiinnn... Pour un mec ça ferait un peu... fifille, quoi ! XD
Ah ouais... Mais alors du coup : je m'insurge ! (attention c'est mon côté féministe qui ressort) Et pourquoi est-ce que les femmes en auraient besoin si les hommes peuvent s'en passer, hein ?! Pour des questions de force je veux bien qu'on ne soit pas égaux, mais là pour de l'équilibre... A bas les éventails ! Je ne prendrai JAMAIS d'éventail ! (comment ça "avec ce que tu fais sur le fil y'a pas trop besoin non plus" ?! XD )
Non en plus le truc c'est surtout que vu ce qu'elle faisait, je ne suis pas sûre qu'elle en ait vraiment besoin ! C'était assez impressionnant...

Nous verrons ensuite du vélo, des acrobaties, de la contorsion... bref on en prendra plein les yeux. En voici quelques images :

La seule chose que je pourrais reprocher à ce spectacle, c'est un côté un peu "papier glacé", un peu "américain, show off"... je ne sais pas trop comment l'expliquer, en fait. Peut-être que ça manque un poil de caractère, d'âpreté et de distance... Mais bon, je fais la fine bouche, là, et s'ils passent par chez vous je vous conseille d'aller les voir !
En rentrant dans ma caravane je réalise que j'ai encore pas mal de boulot pour enlever toutes mes affaires, les mettre dans des caisses ou des sacs, faire un bon coup de ménage... J'en ferai une bonne partie mais terminerai demain car il est tard et je commence à fatiguer. Le problème, c'est que je mettrai un paquet de temps à m'endormir : malgré toutes les fenêtres ouvertes il fait encore très chaud, et en plus j'entends les Bibendum qui font la fête à côté... J'hésite un temps à aller les rejoindre (quitte à ne pas dormir!), mais je finirai par sombrer.

Le lendemain, lundi : dernier jour au Mans... dernier jour de l'année scolaire 2010-2011 ! La matinée passe très vite, entre dernières choses à finir pour l'école, rangement du camion et déménagement de toutes les caisses de la caravane (que je vais mettre dans le camion). Cette journée sera la pire concernant la chaleur : dehors ils sont en train de démonter, nous suons tous à grosses gouttes, et il est prévu 38°C pour cet après-midi ! Je rigole bien en entendant que c'est la bataille entre les Morallès et les Bibendum, pour savoir qui aura fini de démonter en premier. Résultat : Morallès 1, Bibendum 0 ! (mais ne criez pas victoire trop vite, vous verrez pourquoi un peu plus loin)
A midi personne n'a très faim, et le buffet de salades aura beaucoup plus de succès que le plat chaud qui ne fait pas envie à grand-monde (pourtant c'était des belles cuisses de poulet grillées et des pommes de terre sautées...)
Après le repas vient l'heure d'accrocher les convois... il est pas loin de deux heures, c'est à peu près le pire moment qu'on pouvait trouver... Tout le monde souffre, transpire, rougit... Surtout moi, d'ailleurs : ils vont tous me dire que j'ai pris un coup de soleil. Mais non, c'est ma couleur normale quand j'ai très chaud, un problème de régulation interne remontant à mes origines normandes, je suppose. Bin oui, les Normands je suis désolée mais ils rencontrent rarement des 38°C ! XD
C'est là qu'interviendra la vengeance des Bibendum : eux, ils ont accroché AVANT le repas ! Ils sont donc prêts à partir et s'en vont avant nous : Bibendum 1, Morallès 0 ! Ce qui nous fait donc 1 partout : à suivre au prochain round !
Nous finissons par tout accrocher et c'est parti ! Cette fois je monte avec Jean. Nous sortons du terrain, fenêtres grandes ouvertes pour essayer de rafraîchir un peu l'habitacle, et au bout de quelques minutes il me dit "ça ne te dérange pas si je remonte les fenêtres ? Comme ça je vais mettre la clim." Hein ? La quoi ?! On peut dire que j'ai été bien inspirée, j'ignorais que son Vito avait cette option ! (et j'ai d'ailleurs été d'autant plus inspirée que je me souviens tout à coup que la fenêtre passager dans le camion de Sylvie est coincée et refuse de s'ouvrir, nous nous en sommes aperçu en venant au Mans...)
L'arrivée aux Godeaux sera rude, quand il faudra ressortir dans la fournaise ! Je déménage mes affaires dans la voiture, nous mangeons une glace dehors, et au moment où je m'apprête à prendre ma voiture pour rentrer chez moi (c'est pas tout ça mais j'ai encore pas loin de 200 bornes à faire), Firmin vient me voir : "Papa t'appelle pour ranger les affaires de l'école". Aaaaargh ! J'avais zappé qu'on devait faire ça ! Didier veut commencer le chantier du nouveau camion dès demain matin, il veut donc que le camion soit vidé au maximum pour ne pas être enquiquiné. Mais euh... c'était obligé de faire ça là, maintenant, après la journée crevante, avec les 38°C et avant que je reprenne la route ?... Bin oui !!! XD
Nous voici donc, à nouveau suant et soufflant, en train de sortir du camion toutes les caisses de livres et de matériel d'école (et il y a la quantité, je peux vous le dire!) pour aller les mettre dans la maison. Après ça je peux enfin partir : j'hésite un instant à subtiliser le Vito de Jean (parce que dans ma R5, y'a pas la clim ! ) mais finis par renoncer à mon forfait... Bon... Courage... Je rentrerai chez moi allégée de trois litres d'eau et complètement HS : il va me falloir quelques jours pour m'en remettre ! En même temps ça tombe bien car... c'est... les... VACANCES !
Eh oui, fin de l'épisode 2010/2011 chez les Morallès pour moi, il est temps de laisser les enfants (et la maîtresse!) se reposer. Et tiens, en parlant de repos, j'en profite pour vous parler rapidement d'une petite chose qui m'a bien énervée récemment : les rythmes scolaires. La commission qui a planché pendant je crois pas loin d'un an sur ce sujet vient de rendre son rapport : les rythmes scolaires actuels ne sont pas bons pour les enfants, les journées sont trop lourdes (merci la semaine de 4 jours qui a encore alourdi les horaires) et les vacances d'été trop longues. Bien bien bien... J'aimerais quand même attirer votre attention sur une chose : au printemps 2008, il y a donc trois ans, c'était le branle-bas de combat dans les écoles : v'la-t'y pas qu'on avait décidé en haut lieu que la semaine de quatre jours et demi c'était vraiment n'importe quoi, que ça empêchait les gens de partir en week-end après s'être levés tôt toute la semaine pour travailler plus pour gagner plus. Une véritable honte ! Heureusement que maintenant ça allait changer, avec un gouvernement qui fait c'qu'il dit qui dit c'qu'il fait et sans langue de bois messieurs-dames. Soit... Alors dans l'école où j'étais (oui oui, j'ai eu une vie avant les Morallès!) on a reçu la circulaire, comme tout le monde. Nous étions alors à quatre jours et demi, mais avec le mercredi matin (pas le samedi). Nous avons pas mal réfléchi, discuté, échangé autour de cette histoire de quatre jours. Tout le monde n'était pas d'accord, c'est vrai qu'il y avait une certaine "facilité" dans la semaine de quatre jours, ça faisait un jour plein en dehors de l'école, une vraie journée pour s'occuper de ses enfants par exemple (mais aussi... préparer les cours, aller chercher la série de bouquins à la bibliothèque pédagogique, rapporter les 25 raquettes et le filet de badminton au centre de ressources EPS... si si je vous jure, ils font aussi ça, les instits, le mercredi après-midi). Bref, comme il fallait en plus résoudre le casse-tête de l'aide personnalisée (le matin, le soir, à midi ? comment faire pour combiner avec les horaires du car scolaire ? avec les deux services de cantine ? avec la garderie ? avec les parents qui ont plusieurs enfants et qu'on ne va pas faire revenir quinze fois à l'école ?), je peux vous dire qu'on y a passé des heures et des heures, le midi, le soir, le mercredi, pour arriver à cette conclusion : nous voulions conserver cette semaine de quatre jours et demi. Parce qu'on voit bien comment étaient les enfants à la fin de la journée "normale", alors leur en rajouter une louche... Alors nous nous sommes battus pour garder le mercredi matin, c'était possible mais il a fallu demander une dérogation, monter un dossier argumenté... Nous avons finalement obtenu gain de cause, hourra ! et conservé le mercredi matin. Alors ce qui me met très en colère, là, c'est de me dire qu'il leur aura fallu trois ans pour en arriver à la même conclusion, c'est qu'on a perdu des heures et des heures pour... rien... Juste parce qu'une petite girouette avait décidé qu'il fallait agir d'abord et réfléchir après. Tiens on va prendre ces pierres là pis on va construire une maison avec, hop hop hop on s'y met ! Pis on réfléchira dans deux ans si c'était une bonne idée d'accrocher les pierres entre elles avec du scotch... Là, la maison c'est la société qu'on construit, et les pierres qui vont se casser la figure c'est les enfants. Juste ça. Oui, je dramatise. Mais si vous analysez un peu ce qui a été tricoté pour être détricoté ensuite ces quatre dernières années, vous verrez que je n'ai peut-être pas complètement tort...
Voilà, maintenant que j'ai bien pourri l'ambiance je peux m'éclipser ! XD
Je souhaite de bonnes vacances à ceux qui en auront, un bon été aux autres, n'oubliez pas que les Morallès seront du 8 au 10 juillet à Nevers, et du 21 au 24 juillet à Châlon sur Saône. Et si vous êtes trop en manque, repassez sur le blog fin juillet car j'irai les voir à Châlon, et il est fort probable que je ne puisse résister à l'envie de raconter ces quelques jours là-bas...