Aujourd'hui nous retournons voir nos correspondants du Mans. Aucun problème pour m'endormir la veille et même pas mal au ventre à l'idée de conduire le minibus... Je n'en suis pas encore à les emmener faire les 24 heures du Mans, mais ma foi il y a du progrès ! Au programme d'aujourd'hui : rallye-photo dans le vieux Mans, organisé par Gilles.
Nous nous y rendons en tramway et, après distribution des cartes et des questionnaires, nous commençons à grimper dans les rues pavées (notamment une rue dont le nom nous a bien fait rire : la "rue de la Truie qui file" !)
J'apprendrai que les nombreuses pierres posées debout sur les bords de la rue, quasiment collées aux façades des maisons, sont ce qu'on appelle des "chasse-roues", qui permettaient aux piétons de se "garer" à l'arrivée des charrettes et des carrosses et d'être sûr de ne pas se faire rouler dessus. Nous admirons de nombreuses maisons à pans de bois, ou maisons à colombage, et passons par des petites rues très étroites où il ne devait pas faire bon se promener seul le soir au Moyen-Age !
La maison qui plaît le plus aux enfants est la "maison suspendue", minuscule et perchée au-dessus de la rue. A sa fenêtre, un ours en peluche semble nous saluer. On raconte qu'il est là depuis des dizaines d'années... Peut-être depuis les années 1950 !
Nous observons dans la vieille ville beaucoup de beaux piliers aux chapiteaux ornés d'étranges créatures, dont le fameux "pilier rouge" dont la couleur et le crâne sculpté dessus ont donné naissance à un certain nombre de légendes. La plus sanguinaire raconte qu'un bourreau aurait autrefois vécu dans cette maison, et qu'il s'essuyait les mains sur ce pilier en rentrant du "travail" ! Mais elle n'est guère plausible, puisque les bourreaux habitaient alors à l'extérieur des villes...
Notons plus loin l'existence de la "Maison des deux amis" : on raconte qu'elles auraient été construite par deux familles, exerçant peut-être le même métier. La façade, en effet, est uniforme et symétrique, décorée avec deux personnages, et la tour d'escalier est commune.
Des maisons plus récentes, datant de la Renaissance, sont aussi remarquables, comme la maison dite "D'Adam et Eve", construite en 1525 par Jean de l'Epine, astrologue et médecin de la Reine de Navarre. Plus tard, le médecin de Louis III et Louis XIV y habita également, de 1629 à 1632.
Quelques autres images glanées au détour des rues : un heurtoir super classe, une maison avec de belles sculptures, l'altitude inscite sur une plaque métallique...
Plus loin, nous voici devant la cathédrale, à l'angle de laquelle on peut voir un menhir datant de la Préhistoire et qui mesure 3,60m.
Dessus, il y a un petit trou : on y place le pouce, et on fait un voeu... Tout le monde y passera... même moi ! (après la chouette de Dijon, me voici partie pour faire le tour de France des superstitions !)
Un peu plus loin, sur la Place du Cardinal Grente, nous trouvons la Maison du Pèlerin, qui date du 16ème siècle. On raconte qu'elle a été construite par le Chanoine Couthardy en souvenir du long pèlerinage effectué vers Saint-Jacques de Compostelle (d'où les décorations en forme de coquillage).
Cette place fut également le théâtre d'événements sanglants lors de la Guerre de Cent Ans : 35 bourgeois y eurent la tête tranchée. Un peu plus loin, dans un petit square, deux tas de boulets ayant été utilisés lors de la Guerre de Cent Ans témoignent de cette trouble période.
Nous repartons vers l'école en passant devant la muraille Gallo-romaine, qui a pour moi une signification toute particulière puisque je l'avais remarquée l'année dernière, avec Bruno, lorsque nous étions venus rencontrer les Morallès.
Que d'angoisses et de questionnements, alors, sur cette drôle d'aventure à tenter ! Je me souviens notamment du matin, après avoir dormi dans le camion, où nous nous étions vite éclipsés pour ne pas gêner Flora qui était alors la maîtresse. Nous étions allés nous promener et prendre un petit-déjeuner dans la vieille ville, et étions passés devant ces remparts dont les motifs géométriques m'avaient beaucoup plu. Souvenirs, souvenirs...
Mais je m'égare, et voici qu'il faut rentrer à l'école de nos correspondants. Hubert s'est fait un copain qui a réussi à l'apprivoiser et s'occupera bien de lui sur toute la fin du trajet, lui tenant la main et faisant très attention à lui.
De retour à l'école Léon nous joue un petit air de guitare. Observez bien, sur cette photo, son air super à l'aise !
Je pense qu'il s'est fait violence pour se mettre ainsi devant tout le monde car ce n'est pas ce qu'il préfère ! Gilles l'accompagne ensuite en chantant.
C'est vite l'heure de la sortie, et une fois qu'ils sont tous partis de la classe nous réalisons que nous avons complètement oublié de leur donner des autocollants de "Michto", que nous avions apportés pour eux. Pas de souci, nous avons vite l'idée de leur concocter une petite surprise : nous leur laissons un mot sur le tableau, et les autocollants aimantés derrière !
Voici l'heure de rentrer : pour Augustin la journée n'est pas finie, car Hélène l'emmène à l'école de cirque juste après. Pour ma part, je suis bien crevée, et ce n'est pas ce soir que je ferai la nouba !
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