Aujourd'hui, balade dans Besançon avec ma mère ! Nous mettons le réveil pour ne pas nous lever trop tard car malheureusement le spectacle est, exceptionnellement, à 15 heures... Nous garons sa voiture puis prenons un bus pour aller jusqu'à la citadelle, que j'avais aperçue d'en bas en allant courir sur les bords du Doubs jeudi soir. Le bus passe par la vieille ville de Besançon... Du coup nous savons déjà où nous irons nous promener demain ! En arrivant au pied de la citadelle, nous apercevons au loin un clocher d'église peu banal.

A l'entrée de la citadelle, on peut déjà observer que les murs sont construits sur la pierre du sous-sol mise à nu : je pense que ça doit être solide !

Nous sommes accueillies par une statue de Vauban, concepteur de cette citadelle (comme de celle de Belfort, oui oui, je vois que vous suivez !). Nous mettrons quelques temps avant de comprendre que la forme à ses pieds est la France, avec un disque de métal à chaque endroit où il a laissé son empreinte (oui d'accord sur la photo ça saute aux yeux, mais je vous assure que sur place, selon l'angle de vue, pas spécialement!).

Nous finirons également par comprendre ce qui nous paraît étrange : le haut de son corps, qui est disproportionné par rapport au bas, et notamment sa tête et ses mains, qui sont énormes ! Voici une seconde photo d'un peu plus près, pour mieux comprendre :

En franchissant un pont pour pénétrer dans la citadelle, nous voyons un bien étrange habitant dans le fossé... ceci vous sera expliqué plus loin !

La visite commence avec un petit film qui explique les différentes étapes de la construction de la citadelle (car Vauban a en réalité repris et achevé une construction espagnole), puis une salle dédiée à Vauban et donnant des détails sur sa vie et son oeuvre. On y apprend notamment que c'était avant tout un homme de terrain, qui avait une intelligence rare pour prendre en compte les données géographiques d'une place et pour s'en servir d'atouts.

Nous montons ensuite sur le chemin de ronde : euh... ça fait haut ! Là aussi j'ai le vertige, en fait ! XD

Ceci dit je dois bien admettre que la vue est magnifique... Sur la photo suivante, je peux retracer le chemin de mon footing de jeudi : je suis partie des arbres qu'on peut voir en haut à droite de la photo, je les ai suivis vers la gauche, puis j'ai pris le coude formé par le Doubs, jusqu'en bas de la photo, là où le quai rejoint la route. Là, j'ai fait demi-tour et suis repartie en sens inverse !

Mais revenons à notre chemin de ronde ! Nous sommes montées par la Tour de la Reine (une fleur de lys), et anciennement le chemin allait jusqu'à la Tour du Roi (deux fleurs de lys), à l'autre bout.

Aujourd'hui une partie du chemin de ronde est détruite. Au départ les murs étaient en calcaire (il me semble), pierre de la région, mais ils se sont rapidement aperçu, lors d'une attaque, que les éclats causés par les tirs de canon étaient très dangereux. Les murs ont donc été reconstruits en brique, qui absorbe mieux les chocs et crée des éclats plus inoffensifs pour ceux qui se trouvent à proximité.

Petite pose photo des deux promeneuses :

On peut voir plus loin une échauguette, qui est une guérite de surveillance hexagonale surmontée d'un dôme de pierre... et placée au-dessus du vide ! Mais qui aperçoit-on à la fenêtre ?... ;)

Sur un mur, une inscription gravée : Maurice (le régisseur son) serait-il passé par là ?! Vandale !

En redescendant du chemin de ronde (ouf, la terre ferme proche de moi, je me sens mieux!) nous passons par la ménagerie de la citadelle, mise en place par le maire de Besançon dans les années... 50 ?... (je ne sais plus trop), qui était un grand admirateur du monde animal. Nous sommes interloquées par d'étranges cris, nous dirigeons vers eux, et réalisons qu'il s'agit de singes, des Siamang (de la famille des gibbons). Ils "chantent" pour délimiter leur territoire, en gonflant une espèce de poche qu'ils ont sous la gorge. Ce qui est très surprenant, c'est le cri de la femelle : on dirait vraiment que c'est un humain qui fait l'andouille, mais non c'est bien elle ! A noter : ce sont les seuls gibbons qui portent leurs petits ! Chez les singes aussi l'égalité des sexes peut exister ! :D

Un peu plus loin nous pouvons pénétrer dans une volière, idée que je trouve très chouette. On peut y voir un canard qui fait du yoga :

Nous pouvons aussi observer des ibis "normaux" (vous savez, les beaux, rouge-rose), ainsi que des "ibis chauves"... Nettement moins gâtés par Dame Nature !

Ah la la, je sais, je sais, c'est pas bien de se moquer... Enfin... un p'tit dernier pour la route, quand même !

Un peu plus loin un tigre profite des derniers vrais rayons de soleil et fait une petite sieste.

Nous passons ensuite dans le "jardin japonais", où une sculpture me fera bien penser à celui qui aime photographier les insectes. Petit cadeau pour lui !

Mais revenons à notre citadelle : je vous présente les chambres des soldats, où ils logeaient à 15 par pièce, répartis dans... 5 lits !

La "Cour des cadets semble dallée, mais nous apprenons que c'est l'érosion de la pierre du sous-sol qui donne cet effet (il faut savoir que pour construire la citadelle, ils ont creusé de je ne sais combien de mètres dans la colline).

Un peu plus loin, nous voici face au puits construit en 1692 suite à une attaque où les assiégés avaient manqué d'eau. Ce puits de 132 mètres, creusé dans la roche pour atteindre la nappe phréatique et muni d'une cage à écureuil de 4 mètres de diamètre dans laquelle on marchait pour remonter l'eau, ne fournissait malheureusement qu'une eau saumâtre et impropre à la consommation. Pour avoir de l'eau potable, quatre grandes citernes ont donc été installées dans la citadelle.

Derrière le puits apparaît la statue de Georges Oudot, "Le témoin", à la mémoire des déportés de la seconde guerre mondiale et de ceux qui ont été fusillés ici même pendant cette période. Nous n'aurons pas le temps de visiter le musée de la Résistance et de la Déportation car nous avons peu de temps pour terminer cette visite.

Dans la citadelle se trouve aussi le Musée Comtois, qui présente différents objets témoignant du passé de la région. Heureusement que ma mère est là pour m'expliquer que ce sont d'anciennes pinces à linge que l'on peut voir sur la photo suivante !

C'est ensuite à mon tour de lui expliquer d'où vient l'expression "miroir aux alouettes" : le miroir aux alouettes est un objet qui était utilisé pour chasser les alouettes. On plantait le piquet dans la terre, on allait se cacher derrière un buisson à proximité, et grâce à la corde on faisait tourner l'objet. Le soleil se reflétait alors dans les petits miroirs, ce qui attirait les alouettes. Elles descendaient à proximité, et il n'y avait plus qu'à viser et tirer. Je ne me souviens plus exactement où j'ai appris ça, mais je sais que c'était dans un livre pour enfants que je ne sais plus lequel avait lu l'année dernière !

Le musée accueille également une exposition temporaire beaucoup plus "moderne" : "Fabuleux cercueils d'Angleterre et du Ghana". Nous y verrons des cercueils de formes très diverses : guitare, téléphone portable, poivron, lion ... Cela nous laisse songeuses !

En ressortant nous regardons nos montres : il est 14h, c'est donc le moment de partir si nous voulons être au chapiteau à temps ! Cette citadelle aurait bien mérité une journée complète, et surtout je regrette de ne pas avoir pu la visiter avec les enfants... Besançon semble être une ville très riche en sorties potentielles, quel dommage que ce soit la place où nous restions le moins !
Nous arrivons au chapiteau juste au bon moment pour prendre Marius en charge (encore qu'aujourd'hui, il dormira tout le temps!), et après le spectacle nous filons faire des courses : je profite de la présence de la voiture de ma mère pour aller acheter tout ce qui est lourd et encombrant ! Je fais le tour pour demander à chacun si il a besoin de quelque chose : les packs d'eau remportent la palme ! Forcément, c'est une denrée rare et précieuse sur les tournées, nous sommes rarement juste à côté d'un grand magasin ! Je suis aussi chargée de trouver des endives, du Saint-Hubert 41, et... un sac de blé de 5kg pour les pigeons et les poules de Carole, mais ça je ne trouverai pas, le magasin est trop petit et ne propose que des aliments pour chien ou chat ! Nous rentrons le temps de déposer les courses au camion, puis repartons à pied pour aller dîner au restaurant. A "L'avant-goût", nous nous régalerons avec des Saint-Jacques et leur gaspacho, de la souris d'agneau avec accompagnement couscous, et enfin, THE dessert of the year, les fraises marinées et leur granité de citron vert ! Trop bon !!! Cette journée bien remplie nous laisse sur les rotules et nous nous endormons plus tôt qu'hier, avec presque pas de bavardages une fois au lit !