Ô beaux yeux bruns, ô regards détournés,
Ô chauds soupirs, ô larmes épandues,
Ô noires nuits vainement attendues,
Ô jours luisants vainement retournés :
Ô tristes plaintes, ô désirs obstinés,
Ô temps perdus, ô peines dépendues,
Ô mille morts en mille rets tendues,
Ô pires maux contre moi destinés :
Ô ris, ô front, cheveux,bras, mains et doigts :
Ô luth plaintif, viole, archet et voix :
Tant de flambeaux pour ardre une femelle !
De toi me plains,que, tant de feux portant,
En tant d' endroits d'iceux mon coeur tâtant,
N'en ai volé sur toi quelque étincelle.
Allez encore un effort !
A moins que tu n'aimes pas les nez forts ;-))
Juste une question de goûts...
J’ai chaud extrême en endurant froidure ;
La vie m’est et trop molle et trop dure,
J’ai grands ennuis entremêlés de joie.
Tout en un coup je ris et je larmoie,
Et en plaisir maint grief tourment j’endure,
Mon bien s’en va, et à jamais il dure,
Tout en un coup je sèche et je verdoie.
Ainsi Amour inconstamment me mène
Et, quand je pense avoir plus de douleur,
Sans y penser je me trouve hors de peine.
Puis, quand je crois ma joie être certaine,
Et être en haut de mon désiré heur,
Il me remet en mon premier malheur." (Louise Labé)
Je connaissais fort peu....me voilà grâce à toi sur la route de ses mots, et cela me ravit...!
Merci Jean-Pierre, douce nuit.
Encore faut-il savoir...oser !
j-p l'@rchéo has addedKoi au faîte ;-))
Uniquement pour vérifier :
1- le niveau de pratique de la langue espagnole
2 - la capacidad de pronunciar la jota... correctamente!
Les fûtaies, uniquement pour les fêtes galantes, au XVIIIème, chez les fleurdelysées, puisque tu en étais.
Il s'y glissait, parfois, de la roture... N'étaient pas toutes "bien nées" les jouvencelles et ça sentait quelque peu la poissonne à la cour...des polissonnes...
Dernier point :
Pourquoi t'obstiner à ne pas comprendre ?
Tu nous la sors bonne et je l'avale...De grâce...Amie Soizic et fais ta Muse ...Hic , mes anges !
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