
Le réveil sonne à cinq heures vingt sept ce matin. Je n’ai pas vraiment dormi de la nuit. La peur de ne pas me réveiller pour ce rendez-vous matinal. Odile, ma femme m’a demandé de la réveiller. Elle est de la sortie. Elle est debout avant que j’intervienne. Elle aussi, elle n’a pas vraiment dormi. Comme des somnambules nous nous préparons, un petit déjeuner rapide, une thermos de café dans le sac, la veste sur le dos, l’écharpe autour du cou. Je prends le temps de vérifier mon matériel photo. Les batteries sont chargées, les cartes mémoires sont présentes. Je retire le 50-500mm du sac, je ne m’en sers plus depuis plusieurs mois, il faut que je pense à m’en débarrasser. Je glisse le doubleur à sa place, on ne sait jamais, si le soleil voulait être de la partie.
En route direction Vitry-le-François. Il est déjà tard pour le rendez-vous. Les voitures devant nous nous paraissent lentes. La quatre voies permet de les dépasser sans difficulté ni vitesse excessive. J’ai prévu d’être au lac du Der pour le lever des grues. Nous n’y serons certainement pas. Elles se lèvent dès que le soleil se montre. Les lueurs du jour sont déjà présentes. En ce milieu d’automne avec les brumes matinales et les arbres chatoyants le voyage est très agréable. Je m’arrête près d’Arzillières pour prendre mon appareil dans l’habitacle de la voiture. On ne sait jamais. Le village est dans la brume.
Il est trop tard pour le lever des grues, je décide de me diriger vers St Rémy en Bouzemont. La ferme des grues n’est pas loin. Si nous n’assistons pas au lever, nous assisterons à leur atterrissage pour le gagnage.
Trois photographes sont déjà installés. Ils parlent allemand. J'ai bien quelques notions mais rien qui me permettent d'engager une conversation. De toute façon, seules les grues qui arrivent pour se poser dans les champs proches les intéressent. Moi aussi, ça tombe bien. Nous assistons à la fin du lever du soleil. L'arrivée permanente des grues sur le terrain et le passage de grands V au dessus de nous me rassurent. Elles sont là et bien là... J'espère que samedi et dimanche prochain la météo prévue changera pour des journées aussi magnifiques que celle d'aujourd'hui. Il y a de quoi voir si le brouillard ne s'en mêle pas. En effet, la semaine prochaine j’y retournerais. Je me suis levé ce matin pour préparer la visite du lac d'amis photographes.
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Après la ferme aux grues, il serait bien de visiter les alentours avec un petit circuit pour revenir vers le lac. Les églises à pans de bois sont typiques de cet endroit. En chemin nous apercevons quelques vanneaux huppés, des hérons garde-bœuf et autres volatiles.
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Revenus au Der, j’essaie plusieurs emplacements. Le lac est bien vide, les oiseaux sont éloignés ici, là, il n’y a pas grand-chose à voir. Je retourne au site de Chantecoq. Le parking est presque rempli. Il y a du monde. La LPO organise des sorties avec prets d’équipement. C’est une formule qui plait beaucoup. Des ornithologues amateurs passent avec la longue vue sur l’épaule. Des familles promènent leurs enfants et le chien. Sur le lac, il reste de beaux trous d’eau. Les poissons y sont nombreux ce qui attirent les oiseaux. Il est possible de les observer sans difficulté. Plus loin, les cormorans organisent une « battue ». Ils pêchent en groupe, les poissons n’ont qu’à bien se tenir. Cet endroit, malgré la foule présente est parfait. L'ambiance est bon-enfant, le sourire aux lèvres des spectateurs est magnifique à voir.
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Il existe deux étangs pas trop loin. Nous nous y rendons. Le temps de prendre en photo une mésange bleue et nous sommes dépassé par des ornithologues très bruyants. « On passe maintenant, vos oiseaux reviendront bientôt » me crie la personne qui porte la longue-vue. J’acquiesce avec un sourire mais n’en pense pas moins. Je le retrouve dans l’observatoire. Il explique à son entourage, avec une voix qui porte, la différence entre le canard au bec élargi de celui qui porte un col vert.
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Après un bon repas, je décide d'emmener Odile à l'étang de La Horre. L'étang est visible depuis la route. Deux photographes sont déjà installés sur la route. Les grues passent en cercle au dessus de nous. Il existe un petit chemin de pêcheur sur la droite de l'étang. Nous l'empruntons. Nous rencontrons des grèbes, des poules d'eau, des cygnes. Au loin des oies et divers canard profitent des rayons du soleil. Des cormorans font un boucan en essayant de s'envoler, leurs ailes tapent l'eau bruyamment. Des aigrettes se détachent sur les roselières. Des plateaux de bois permettent de s'approcher de l'eau. Ce lieu est idéal pour une promenade par beau temps.
Un petit tour sur les départementales pour repérer grues et chevreuils. Les chevreuils sont là mais les grues ne vont pas jusque ici cette année. D'ici une semaine on ne sait jamais. Odile note cette départementale sur son calepin.
Un retour vers le lac pour le retour des grues. Nous laissons la première route sur digue pour celle située la plus au nord. Il me semble que c'est là qu'elles passent les plus nombreuses. Un peti vol nous survole puis plus rien. Sommes nous arrivés trop tard ? Tans pis, nous reprenons le chemin de la voiture. La journée a été longue et nous sommes fatigués. Gru-gru gru-gru gruuuu gru. Une troupe d'une centaine de grues passe au dessus de nous. C'est magnifique. Je parie qu'elles passeront devant la lune qui devient pleine mais la chance n'est pas avec moi. Nous en rions, reprenons la voiture et rentrons.
J'ai pris plaisir à préparer la sortie de ce prochain dimanche. Je reviens avec deux cartes mémoires pleines et un circuit pret à être réeffectué. Vivement le week-end prochain.
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merci de ce moment de détente et de bonheur partagé avec nous
j'étais tentée par un doubleur mais j'ai entennu dire que cet instrument ne marchait pas bien ? qu'en penses tu toi qui l'utilses ?
amitié et merciencore c'est merveilleux ...
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