Bernard Morice
NI ESTAS CHARLIE. NOUS SOMMES CHARLIE.
Cabu, Charb et Oncle Bernard sont accueillis au paradis par Dieu qui leur dit: Bienvenue, vous avez droit à trois questions.
Cabu: Comment faîtes vous pour que tous les humains qui sont au paradis se comprennent? Y a t’il une langue commune facile à apprendre?
DIEU: Vous avez bien compris. Il y a un stage rapide d’espéranto à l’entrée.
Charb : Et comment faîtes vous pour que les religions et les agnostiques s’entendent ?
DIEU : il y a une éthique commune qui s’appelle humanisme.
Oncle Bernard : c’est ce qu’a proposé Zamenhof il y a plus de cent ans?
DIEU : Oui mais les humains sont un peu lents à comprendre.
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CABU et CHARB étaient parmi les signataires pour l’option facultative d’espéranto au baccalauréat.
http://esperanto-au-bac.fr/spip.php?page=signataires#premiers_signataires

Réaction de
De la retape toute honte bue pour l’esperanto sur le dos des morts, c’est classe… Heureusement qu’il y a la (très drôle ?) blague pour faire passer la pilule.

Ma propre réponse (censurée) :


Voir de la retape pour l’espéranto dans une plaisanterie démontre en premier lieu une profonde ignorance.

D’abord, s’il y a des gens qui n’étaient pas hostiles à la plaisanterie, c’était bien la bande de Charlie Hebdo.

Ensuite Charb et Cabu ont effectivement signé la pétition pour l’espéranto au bac, ce qui est un geste clair et significatif. Quant à François Cavanna, le fondateur de Charlie Hebdo, il plaida en plusieurs occasions en sa faveur, entre autres dans « La belle fille sur un tas d’ordures » (1989), sachant bien qu’il y avait blocage au niveau des États (surtout en France) :
https://www.test.ipernity.com/blog/32119/812184

Ces mêmes États donnent la préférence à la langue la plus appropriée pour le formatage des cerveaux, à la langue de ce que Pierre Moscovici et Claude Allègre avaient désigné sous le nom « d’extraordinaire machine d’invasion intellectuelle que constituent désormais les États-Unis » (Avis 1863 du 14 octobre 1999 de la Commission des Affaires étrangères sur le projet de loi de finance pour 2000).

L’information mondiale est en anglais, filtrée, manipulée et bricolée, sous contrôle des États-Unis. Nul ne peut ignorer que les racines du terrorisme se trouvent dans la stratégie des États-Unis. Or la France et l’UE sont complices de cette stratégie. Ils en payent les conséquences directes du fait qu’ils sont plus vulnérables.

S’il y a une langue qui a été victime du terrorisme d’État de la pire des façons durant le XXe siècle, c’est bien l’espéranto. Au contraire, les États-Unis (et la langue qu’ils veulent imposer à l’humanité) ont largement bénéficié des guerres. Ils n’ont donc aucune raison de d’œuvrer pour la paix.

La retape pour exploiter cet attentat est précisément du côté de ceux qui ont conduit à cette situation. Les talibans, Al-Qaida, Daech et autres organisations terroristes sont immensément redevables à la politique étrangère et à la stratégie États-Unis fortement influencée par un psychopathe qui voue une haine aveugle contre la Russie et son peuple, Zbigniew Brzezinski : http://www.dailymotion.com/video/x14y02c_brzezinski-quand-les-talibans-etaient-des-allies_webcam

Vidéo : 2009 – Hillary Clinton : les USA ont crée Al-Qaïda pour combattre les Russes
http://www.dailymotion.com/video/xsghic_2009-hillary-clinton-les-usa-ont-cree-al-qaida-pour-combattre-les-russes_webcam

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Suite :

Repse


Vu que mon commentaire de 12h 45 a été censuré, il se trouve maintenant en lieu sûr :

Twitter / Google+, Facebook :
(FR) — Commentaire sur l’espéranto censuré sur le blog de Paul Jorion — https://www.test.ipernity.com/blog/32119/816410


En ligne « Repse », juste pour le plaisir de vous voir creuser votre propre trou, pauvre victime du « terrorisme d’État » à l’égard de l’espéranto (sic).
Vous et votre compère, vous donnez assurément envie d’apprendre l’espéranto. C’est où les inscriptions encore ?

Réponse :

Il n'existe pas de meilleure démonstration et confirmation de l'ignorance de l'auteur de cette réponse. Le livre "La danĝera lingvo" ( www.ipernity.com/blog/32119/172355 ) de l'historien allemand Ulrich LIns retrace précisément l'histoire des persécutions subies par l'espéranto sous les pires régimes terroristes que la Terre ait porté. Si l'auteur était intérrogé sur l'histoire de la langue, son incompétence apparaîtrait tout de suite. Il y a tout lieu de penser qu'il serait incapable d'aligner trois mots cohérents sur le sort de la famille Zamenhof :

Dans “Mein Kampf“ (1925), Hitler vit dans l'espéranto un instrument de conception juive visant à dominer le monde. Les nazis s'acharnèrent à liquider la famille de Zamenhof. Ses deux filles Lydia et Sofia périrent dans le camp d'extermination de Treblinka avec sa soeur cadette Ida Zimmermann. Son fils Adam, ophtalmologue renommé, et son gendre Henrik Minc, furent passés par les armes à Palmiry, le lieu d'exécution de masse de l'intelligentsia polonaise. C'est grâce à sa présence d'esprit que Wanda, l'épouse d'Adam, évita d'être embarquée avec son fils dans un train de la mort.

Ce n'est là qu'un infime aperçu de ce qu'a subi le monde espérantophone. L'ouvrage en question a 568 pages de texte très dense et soigneusement référencé.


AUTRE COMMENTAIRE PASSÉ Á LA TRAPPE, mis à la suite de celui-ci le 17 janvier vers 9h. 19 :

Il apparaît évident que chaque homme ayant voué sa vie à l’espéranto comme solution universelle à tous les problèmes de la terre est éminemment supérieur à tous ses congénères qui ne sont que de sombres crétins n’ayant pas compris qu’ils avaient là affaire à l’alpha et l’omega, la Theory of Everything incarnée.

La pédanterie en plus de la récup’, de mieux en mieux

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Une présentation aussi simpliste de la question confirme à l'évidence que ceux qui n'ont ni connaissances ni arguments ni références n'ont d'autres ressources que la calomnie. Pas grave : l'espéranto en a connu bien d'autres :

Pour les nazis, c'était une langue de juifs et de communistes; pour les staliniens, une langue de petits bourgeois et de cosmopolites; avant, une comtesse russe l'avait désigné comme une "langue de francs-maçons diaboliques"; ailleurs, en Hongrie, un chef de police le qualifia de "langue de voleurs"; au Brésil, il fut traité de “langue de communiste“; des usagers furent considérés dans d'autres circonstances et d'autres lieux comme des espions, des mauvais patriotes ou des traîtres, etc.

La propagation de calomnies et de rumeurs a toujours été facile là ou régnaient le totalitarisme, le conditionnement, l'inculture, l'ignorance et la superstition. Elle l'est même dans des caricatures de démocratie. Il s'agit, encore aujourd'hui, de cacher l'existence de l'espéranto, d'en donner une image déformée à la jeunesse comme aux décisionnaires, d'amener le public à penser qu'il n'existe pas, qu'il s'agit d'une chose oubliée, qui appartient au passé, que c'est une "utopie", que ça n'a jamais marché, que ça ne peut pas marcher, que c'est inutile puisqu'il y a l'anglais, puisque l'anglais est l'espéranto d'aujourd'hui, un nouvel espéranto (“Is English a new Esperanto ?" :
http://www.esperanto-sat.info/article352.html ), de faire passer ses usagers pour des naïfs, des fantaisistes, des demeurés, des illuminés, des “retardataires idéalistes“ (Michel Polacco, "Le sens de l'info", France info). La propagation de l'anglais comme langue véhiculaire entraîne la mondialisation du “décervelage à l'américaine“ dénoncée par le professeur Herbert Irvine Schiller de l’Université de Californie à San Diego, grand sociologue et spécialiste des médias.

Le plus drôle, c'est que Zamenhof avait déjà prévu ce genre de comportement à l'encontre des inventeurs :
“Le premier plumitif venu écrit à leur sujet des articles et des commentaires “spirituels”, sans même se donner la peine de se rendre compte par lui-même de quoi il retourne ; et le public, qui suit toujours les braillards comme un troupeau de moutons, rit et s’esclaffe, sans même se demander, ne fût-ce qu’une minute, s’il y a une goutte de bon sens ou de logique dans toutes ces “spirituelles” moqueries. Il est bien vu “de ne parler de ces idées-là qu’avec un sourire ironique et méprisant, parce que A. et B. et C. le font” ; sachant d’avance qu’“il n’y a rien de sensé là-dedans”, chacun redoute d’être rangé parmi “ces imbéciles”, même si, pour une minute seulement, il prenait cette folie au sérieux. Les gens se demandent étonnés “comment, à notre époque, de tels énergumènes peuvent apparaître dans le monde et pourquoi on ne les enferme pas dans des asiles d’aliénés”.
Mais le temps passe. Après beaucoup de combats et de souffrances, les “excentriques” parviennent à leur fin. L’humanité s’est alors enrichie d’un trésor nouveau, dont elle va bénéficier largement de diverses manières.

Du coup, les circonstances changent. Ayant acquis de la force, l’idée nouvelle paraît aux gens tellement simple, tellement “évidente” de par elle-même qu’on ne s’explique pas comment on a pu vivre sans elle depuis des milliers d’années
."
("Esenco kaj Estonteco de la ideo de Lingvo Internacia" — traduction française : http://esperanto-france.org/essence-et-avenir-de-l-idee-d-une-langue.)