Dans le précédent épisode de notre mini-série sur la vaccination, nous avions montré que les données épidémiologiques disponibles à l’échelle mondiale suffisent à prouver que la vaccination ne protège pas de la contamination et de la transmission du Sars-Cov-2, ce qui contredit les déclarations du gouvernement français relative à la « protection vaccinale ». Une seconde affirmation est la disparition des formes sévères de la Covid grâce à la vaccination, ce qui est également douteux. Le marketing des industries pharmaceutiques est une chose, les réalités de santé publique sont une autre. Une troisième question (abordée ici) est celle de la sécurité des nouveaux vaccins anti-covid.

Tous les pays occidentaux enregistrent les effets indésirables des médicaments déclarés par les médecins et/ou les patients. Ces déclarations sont à considérer comme des minima sous-évaluant la réalité. En effet, la pharmacovigilance fonctionne de façon passive : on attend que les professionnels de santé et les particuliers signalent les problèmes. Si pour une raison ou une autre (oubli, incertitude, auto-censure, manque de temps ou négligence des médecins généralistes ou hospitaliers, isolement du malade qui meurt seul à domicile, ignorance du dossier médical de la personne décédée par le médecin établissant le certificat de décès, problèmes informatiques divers et variés, etc.) les médecins ou les malades ne remplissent pas le formulaire de déclaration d’incident, ce dernier ne sera jamais connu.

Ces déclarations d’effets indésirables doivent être utilisées avec précaution. Elles n’indiquent qu’une présomption de causalité (imputabilité). En effet, comme pour les morts liées au Covid, les personnes qui font des réactions négatives plus ou moins graves à la vaccination sont souvent des personnes fragilisées par d’autres facteurs (défenses immunitaires affaiblies, âge avancé, maladies anciennes, allergies, etc.). C’est pourquoi il convient non seulement de recenser les effets indésirables graves associés à la vaccination anti-covid, mais aussi de les comparer avec ceux associés à d’autres vaccins. Et le résultat de cette comparaison amène à la conclusion qu’il se passe quelque chose d’inédit pour ces vaccins anti-covid.

En France, au 8 juillet 2021, au terme d’environ 6 mois de campagne vaccinale, la pharmacovigilance française du vaccin AstraZeneca rapporte un total de près de 43 000 évènements indésirables, dont 22,5% classés « graves ». Ces derniers sont des réactions immédiates à la vaccination, des affections du système nerveux (paralysies notamment), des problèmes vasculaires (thromboses, AVC notamment), des problèmes respiratoires graves et cardiaques graves, enfin des problèmes cutanés très importants, des affections hématologiques et des troubles graves de la vision et/ou de l’audition. La même analyse peut être faite sur les 4 vaccins qui ont des effets secondaires graves en partie différents (surtout neurologiques et nerveux pour le Moderna et le Janssen, davantage cardiaques pour le Pfizer).

Enfin, si l’on additionne les conséquences les plus graves, mentionnés précédemment pour chacun des 4 vaccins, l’on parvient au constat de plus de 15 000 événements indésirables graves, parmi lesquels près de 1 800 hospitalisations, plus de 2 800 mises en jeu du pronostic vital et près de 1 000 morts. Le tout en seulement 6 mois.

Aux États-Unis, où la pharmacovigilance est mieux organisée et plus contraignante que dans beaucoup de pays européens, des données peuvent être exploitées sur le site de la Vaccine Adverse Event Reporting System (VAERS). En recherchant les décès liés à la vaccination, il est possible non seulement d’avoir un compte rendu pour chaque vaccin anti-covid, mais aussi de comparer ces résultats avec ceux de tous les autres vaccins administrés depuis 1990. Au 16 juillet 2021, date à laquelle 160 000 millions d’Américains avaient été intégralement vaccinés, les vaccins anti-covid sont associés à 6 016 décès. Par ailleurs, ces fichiers permettent donc de comparer cette mortalité des vaccins anti-covid à la mortalité vaccinale globale dans ce pays depuis 30 ans (concernant des centaines de vaccins). Ce fichier donne un total de 10 672 décès pour l’ensemble des vaccins sur toute la période. A elle seule et en seulement 6 mois, la vaccination anti-covid représente donc 56% de la totalité de la mortalité vaccinale depuis 30 ans. Par comparaison, dans la même base de données, nous avons compté le nombre de morts occasionnés par l’administration des différents vaccins contre la grippe saisonnière (influenza seasonal). En 30 ans (1990-2020), ces vaccins ont occasionné 1 106 décès, ce qui représente 6,66% du total de la mortalité vaccinale depuis 30 ans. Une autre façon d’exprimer ces résultats est donc de dire que, aux États-Unis, en 6 mois, la vaccination anti-covid a contribué à tuer 8 fois plus de personnes que la vaccination anti-grippe en 30 ans.

La question des effets secondaires graves des vaccins anti-covid fait l’objet d’un déni et d’un silence de la part du gouvernement et des principales agences sanitaires. Tout se passe comme s’il s’agissait d’un véritable tabou. L’importance de ces effets apporte en effet une contradiction trop flagrante et dévastatrice pour l’idéologie de la vaccination intégrale qui guide des gouvernements ayant choisi de s’abandonner dans les bras de l’industrie pharmaceutique. Cette dernière est en effet au cœur de toute la gestion d’une épidémie qui constitue pour elle une aubaine inédite dans l’histoire : quel produit commercial breveté a pour marché potentiel la totalité de l’humanité, renouvelable chaque année qui plus est ? Au vu de la façon (dans l’urgence, pour générer un maximum de profits) dont ces industries ont travaillé, notamment aux Etats-Unis et en Angleterre, pour mettre au point ces nouveaux vaccins, on pouvait dès le départ redouter que ces produits ne soient pas de très bonne qualité. Mais la réalité dépasse ces craintes et montre que ces vaccins ont davantage d’effets secondaires plus ou moins graves qu’aucun autre avant eux.

Même réduite à ses plus élémentaires principes de déontologie (primum non nocere), l’approche de cette question en termes de santé publique devrait conduire à suspendre d’urgence la campagne vaccinale, à étudier beaucoup plus en détail les données de cette pharmacovigilance (en particulier selon les classes d’âge et en fonction des différents facteurs de risque) et, au terme d’une analyse bénéfices/risques méticuleuse, à déterminer à quelles catégories bien précises de la population il est possible de proposer la vaccination sans risque que les effets secondaires graves soient plus nombreux que les formes graves de la Covid dont elle est sensée les protéger.